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Le 3 octobre 2009-Fort Saskatchewan, Alberta- 19 activistes de Greenpeace occupent à nouveau un site de sables bitumineux de Shell en Alberta pour dénoncer une fois de plus le crime que constitue l’exploitation du pétrole le plus sale du monde.

Des activistes venus du Canada, du Québec, de France, d’Australie et du Brésil ont cette fois escaladé les cheminées d’une usine de traitement des sables bitumineux en construction sur le site de Scotford de Shell à Fort Saskatchewan et s’y sont enchaînés à environ une trentaine de mètres de hauteur.

Suivez l’action en direct sur www.greenpeace.org/stoptarsands

« Greenpeace occupe cette usine qui se trouve dans un endroit qu’on appelle le « couloir du cancer » pour dénoncer l’exploitation du pétrole le plus sale, le plus polluant et le plus dangereux de tous et pour envoyer un grand SOS au monde entier, explique Virginie Lambert Ferry, responsable de la campagne Énergie-Climat de Greenpeace Canada. Nous avons besoin d’aide, nous avons besoin de dirigeants décidés à construire une économie basée sur les énergies propres et non de politiciens nourris au pétrole d’Alberta prêts à sacrifier notre avenir.»

Cette action est la 3e du genre entreprise par Greenpeace pour dénoncer l’exploitation des sables bitumineux. L’usine visée aujourd’hui est une des composantes de ce processus très énergivore et très polluant qui est celui des sables bitumineux. L’extraction de ces derniers pollue 3 à 5 fois plus que celle du pétrole conventionnel. L’industrie pétrolière en Alberta produit actuellement 1,3 millions de barils de pétrole par jour et, selon les développement prévus, cette production devrait tripler, voire quintupler d’ici quelques années. Les émissions de gaz à effet de serre qui en découlent atteindront alors 140 millions de tonnes par an, soit autant que les émissions actuelles de la Belgique.

Cette semaine, le gouvernement Harper a encore une fois tenté de saper le processus des Nations Unies destiné à sauver l’équilibre climatique planétaire. Lors d’une réunion qui se tient présentement à Bangkok, des représentants du gouvernement canadien ont essayé, au nom de circonstances soi disant nationales, de faire accepter l’idée que l’année de référence pour les réductions des émissions de gaz à effet de serre devrait être 2006 et non 1990, année de référence communément acceptée. Le gouvernement Harper a déjà refusé de respecter ses engagements de réduire les émissions de gaz à effet de serre du pays sous le niveau de 1990 comme le prévoit le Protocole de Kyoto.

« Les sables bitumineux, c’est ce que l’on nous réserve si le monde refuse d’écouter la science et de réduire drastiquement ses émissions de gaz à effet de serre. Il est grand temps pour les dirigeants internationaux de cesser de jouer avec la vie des gens. Il est plus que temps de cesser l’exploitation des sables bitumineux », poursuit Virginie Lambert Ferry.

En décembre, les négociations climatiques les plus importantes de l’histoire se tiendront à Copenhague au Danemark. Au sommet des Nations Unies, les dirigeants de ce monde doivent prendre des mesures fortes pour empêcher une catastrophe climatique. « Laisser se développer l’industrie des sables bitumineux revient à saper entièrement les négociations internationales sur le climat », conclut Virginie Lambert Ferry.

Dans le cadre de sa campagne Kyotoplus, Greenpeace œuvre pour que le gouvernement canadien se mue en leader vert lors de la conférence des Nations Unies sur le climat.

A l’heure de la publication de ce communiqué, 17 activistes étaient encore en place.

Photos et vidéo haute résolution bientôt en ligne sur gallery.greenpeace.ca

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Pour plus d’information, veuillez contacter :

Virginie Lambert Ferry, responsable de la campagne Climat-Énergie, 514-217 5438