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Montréal, Canada — Greenpeace estime que la nouvelle taxe sur le carbone présentée aujourd’hui par le Parti libéral du Canada constitue un outil utile pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) au pays.

« L’imposition d’une taxe sur le carbone est un élément important dans toute stratégie pour combattre les changements climatiques », estime Arthur Sandborn, responsable de la campagne Climat et Énergie de Greenpeace. « Par contre, nous croyons que le plan libéral pourrait être sensiblement renforcé et c’est pourquoi nous sommes prêts à conseiller le parti à ce sujet. Par exemple, la cible de réduction n’est pas assez élevée, le prix par tonne de carbone est trop bas et il serait préférable d’utiliser cette taxe pour des programmes d’aide à l’économie d’énergie. »

Si elle est bien conçue et bien implantée, la taxe sur le carbone est particulièrement efficace parce qu’elle peut faire rapidement augmenter le prix des émissions et avoir un impact environnemental immédiat. Cette taxe devrait être couplée avec un système d’échange de droits d’émissions et accompagnée d’une série de programmes et de mesures musclées pour réduire les GES.

En avril dernier, le chef du Parti libéral Stéphane Dion, ainsi que les chefs des autres partis d’opposition, ont signé la pétition KYOTOplus qui demande que, d’ici 2020, le Canada réduise ses émissions d’au moins 25 % par rapport à leur niveau de 1990. Le plan Dion place la cible à 20 % (ou à 25 % si d’autres pays adoptent aussi des cibles comparables).

En comparaison, le plan du gouvernement Harper est pour le moins timide puisqu’il vise aussi une réduction de 20 % d’ici 2020, mais par rapport au niveau de 2006. En pratique cela correspond à 133 millions de tonnes de GES de plus dans l’atmosphère chaque année. Greenpeace estime que l’approche du gouvernement Harper est un échec, notamment parce que le plan conservateur n’impose pas de limites d’émissions obligatoires et en chiffres absolues, il ne permet pas d’attribuer un coût aux émissions de CO2 et il ne contient pas suffisamment de mesures pour inciter les citoyens à réduire leurs propres émissions.

Somme toute, les partis d’opposition se sont montrés beaucoup plus dynamiques que le gouvernement Harper en matière de changements climatiques. Le NPD a fait adopter son projet de loi sur les réductions d’après Kyoto, le Parti libéral a parrainé un projet en faveur du protocole de Kyoto et, maintenant, Stéphane Dion propose un plan de taxe sur le carbone.

Personnes-ressources :
Jocelyn Desjardins, relations publiques : 416-930-9055
Arthur Sandborn, campagne Climat et Énergie : 514-235-5955 (anglais et français)