Remonter :
Greenpeace est mobilisée depuis le début de l'année pour que le sommet de Copenhague, du 7 au 18 décembre, soit un succès. Nous participons à toutes les réunions préparatoires. Nous travaillons au sein d'un collectif inter-associatif et avec des scientifiques, des personnalités. Nous multiplions les actions, en France et ailleurs.
Nos demandes sont ambitieuses mais réalistes : au moins 40% de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans les pays industrialisés, un soutien aux pays en développement, un fonds de lutte contre la déforestation, un financement annuel de 110 milliards d'euros de la part des pays industrialisés pour atteindre ces objectifs. Tout cela peut sembler exagéré. Ce ne l'est pas. C'est nécessaire pour chacun d'entre nous.
Le meilleur moyen de réduire nos émissions de gaz à effet de serre, c'est l'efficacité énergétique. Faire mieux avec moins ! Moins de consommation électrique, moins de gaspillage, moins de carburants. L'exemple-type est l'abandon des traditionnelles ampoules à incandescence (qui utilisent seulement 5% de leur énergie à produire de la lumière !).
Au total, l'efficacité énergétique permettrait de réduire de moitié nos émissions de gaz à effet de serre. Pourtant, c'est le parent pauvre de nos politiques énergétiques. Greenpeace milite pour que l'Union Européenne se fixe comme objectif contraignant d'économiser 20% de sa consommation d'énergie d'ici 2020.
La « révolution énergétique » que nous défendons passe par la promotion de l'efficacité énergétique mais également par l'abandon des énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz…). Il faut les remplacer par les énergies renouvelables. C'est écologiquement indispensable, puisque ce sont des énergies propres. C'est technologiquement possible : nous avons les connaissances, ce sont les financements et la volonté politique qui manquent. C'est économiquement rentable, surtout en ces temps de crise. Réduire les émissions françaises de CO2 de 30% d'ici 2020 permettrait de créer plus de 300 000 emplois dans le secteur des renouvelables !
Au lieu d'accorder la priorité à l'efficacité énergétique et aux énergies renouvelables, la plupart des pays adoptent des stratégies dépassées et insuffisantes. En France, le pouvoir politique n'a pas pris conscience de l'ampleur de la crise climatique. Sinon, comment expliquer l'EPR à Flamanville et le terminal charbonnier à Cherbourg ? Greenpeace se bat contre ces infrastructures qui ne répondent pas aux enjeux environnementaux.
Nous militons également contre les agrocarburants, le captage et le stockage du carbone. A première vue, il s'agit de projets séduisants. En réalité, ils ne stopperont pas les dérèglements climatiques. Par le travail d'expertise et d'information que nous réalisons, nous dénonçons ces fausses bonnes idées.