Remonter :
Du 7 au 18 décembre, les chefs d'Etat et de gouvernement se réuniront à Copenhague pour donner une suite au protocole de Kyoto. Ce nouvel accord devra définir les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre durant la période 2013-2017. Puisque 20% de ces émissions sont dues à la déforestation, Greenpeace se bat dès maintenant dans le cadre des réunions préparatoires pour que ces négociations incluent la lutte contre la déforestation.
Greenpeace propose de créer un fonds de lutte contre la déforestation. Il serait financé par les pays industrialisés qui devraient l'alimenter au prorata de leurs quotas d'émissions globales de gaz à effet de serre (GES). Ce financement se ferait donc en plus des obligations de ces pays en matière de réduction des émissions de GES. De leur côté, les pays en développement seraient récompensés par ce fonds s'ils mettent en œuvre des programmes de protection des forêts.
Greenpeace milite pour que les 27 pays de l'Union Européenne cessent d'importer du bois « illégal », c'est-à-dire ne respectant pas des normes environnementales et sociales exigeantes. En avril 2009, le Parlement européen s'est montré à la hauteur des enjeux en adoptant une proposition de loi qui pourrait mettre un terme au scandale du bois « illégal » vendu en Europe. Les gouvernements doivent maintenant se prononcer. Malheureusement, ils traînent les pieds et Greenpeace doit maintenir la pression, en particulier en France, pour que le texte soit adopté.
L'action prioritaire de nos Groupes Locaux en 2009 est de relayer nos messages partout en France : exposer les moteurs de la déforestation, expliquer ce qu'est le bois « illégal », provoquer une prise de conscience. Nous faisons pression sur les grandes enseignes de bricolage. Nous rencontrons les élus locaux. Nous informons le grand-public par des journées d'action et de sensibilisation. Notre but est d'assécher à tous les niveaux les débouchés du bois « illégal ».
Greenpeace exige un moratoire sur la conversion des forêts tropicales et des tourbières d'Asie du Sud-Est en plantations d'huile de palme. En 2008, nous avons réussi à contraindre un des géants du secteur, Unilever, de soutenir cette proposition. En 2009, nous devons convaincre les autres industriels et le gouvernement indonésien de faire de même et dissuader les entreprises de se fournir en huile de palme si elles n'en connaissent pas la provenance.
Cette expansion se fait au détriment de la forêt amazonienne. Greenpeace milite donc pour que le gouvernement brésilien ne cautionne plus ce massacre et cesse de subventionner le développement anarchique de l'élevage. Nous appelons également les entreprises impliquées dans le commerce de cuir ou de bœuf à dénoncer leurs contrats avec leurs fournisseurs si ces fournisseurs participent à la déforestation.
En République Démocratique du Congo, la révision de la légalité des titres forestiers a été menée à son terme. Les résultats ont été publiés en janvier 2009 : douze millions d'hectares ont été invalidés ! L’industrie du bois conteste déjà ces chiffres et veut obtenir des millions d’hectares de forêts naturelles supplémentaires. Il nous reste donc à nous assurer de la mise en œuvre des décisions sur le terrain et à responsabiliser politiques et bailleurs de fonds pour que cesse le pillage des forêts congolaises.