Entré en vigueur le 5 mars 1970 pour une durée de 25 ans, ce traité international a pour objectif de stopper la prolifération des armes nucléaires et de freiner les technologies qui en découlent. Il a été prolongé indéfiniment en 1995 et fait l’objet d’une révision tous les cinq ans. Aujourd’hui, plus de 180 pays, dont cinq possèdent l’arme nucléaire (Etats-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne et Chine) ont ratifié ce traité, à
l’exception notable de l’Inde, du Pakistan et d’Israël. La Corée du Nord, quant à elle, s’est retirée du Traité en 2003.
Dans ce texte, la prolifération est clairement condamnée : les
transferts de technologies et d’armements nucléaires à des fins
militaires sont interdits.
Le Traité de non prolifération nucléaire comprend trois principes généraux :
- Les pays signataires possédant déjà les technologies
d’armement nucléaire s’engagent dans un processus de désarmement (art.
6);
- Les pays signataires ne possédant pas ce type de
technologie s’engagent à ne pas l’acquérir (principe de non
prolifération contenu dans l’article 2);
- Les pays
signataires possédant la technologie nucléaire s’engagent à la
transmettre aux pays ne la possédant pas. La coopération nucléaire à
des fins pacifiques est ainsi encouragée (art. 4)
L’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) est en charge,
dans ce cadre, de vérifier l’application des engagements pris par les
pays signataires à travers des missions d’inspection.
Le 2 mai 2005 s’ouvre à New-York la conférence de révision du Traité de
Non-Prolifération censée aborder « des questions de fond et de
procédure ». L’enjeu est de taille, puisque les Etats-Unis semblent
remettre en cause l’ensemble du traité.
Mais les autres pays « nucléaires » n’ont pas manifesté davantage
d’empressement à appliquer les accords établis lors de la révision du
TNP de mai 2000. Au cours de cette réunion, les pays signataires
s’étaient fixés
un plan de désarmement complet et total en 13 étapes. A ce jour, rien n’a été fait.
Pire encore : la prolifération est toujours d’actualité puisque les
Etats continuent de perfectionner leurs arsenaux nucléaires sous
couvert de recherche scientifique et technique et de transferts de
technologies « pacifiques ».
A présent, il est crucial de redonner sa crédibilité à un traité qui
n’a pas empêché la reprise de la prolifération, avec les essais
nucléaires de l’Inde et du Pakistan en mai 1998, puis du retrait de la
Corée du Nord, en 2003.
Pour en savoir plus:
Présentation synthétique du Traité de non prolifération