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Les ultimes forêts anciennes du Sud-Est asiatique abritent presque un quart de la diversité végétale et animale de la planète. Pour répondre à la demande colossale des principaux pays importateurs - Japon, Chine, Europe, Etats-Unis - l'industrie forestière est devenue presque incontrôlable. Les derniers orangs-outans se meurent en même temps que les arbres - surtout le teck et le ramin - à un rythme insoutenable.
Grâce aux pressions de Greenpeace, la Cites - convention internationale permettant de protéger certaines espèces menacées de surexploitation - a décidé le 7 octobre 2004 de protéger le ramin en réglementant son commerce dans les conditions de l'annexe II.
Situées surtout en Russie mais aussi au Canada, en Alaska et dans les pays nordiques, les forêts boréales anciennes sont le lieu de vie de peuples autochtones comme les Inuit ou les Saami, d'espèces animales emblématiques comme le caribou et jouent un rôle important dans la régulation du climat mondial.
A l'instar des forêts tropicales, les forêts boréales sont en régression sous la pression des industries du bois et du papier, notamment en Finlande où la puissante industrie papetière, grosse consommatrice d'épicéa et de pin, menace la survie des forêts. Des centaines de milliers d'espèces sont concernées et les répercussions se font sentir jusqu'en Indonésie…
Début 2001, Greenpeace France a relayé la campagne canadienne en menant des actions soutenues pour protéger les dernières forêts humides tempérées de l¹ouest canadien. En avril 2001, un accord est conclu avec le gouvernement de Colombie-Britannique et les exploitants forestiers pour protéger 20 vallées de forêts primaires et suspendre temporairement les coupes dans 68 autres vallées.
Si les forêts tempérées d'Europe n'ont presque plus rien d'originel, elles sont en extension. C'est le cas de la forêt française dont la superficie a augmenté de plus de 30 % en cinquante ans.
Après la seconde guerre mondiale, les politiques de reboisement ont encouragé la plantation de résineux. Aujourd'hui, la déprise agricole est la principale cause d'extension des forêts françaises. Bouleaux, pins sylvestres puis charmes, hêtres et chênes recolonisent naturellement les terres à l'abandon.