Le
nouveau Code forestier de la RDC prévoit que les forêts classées
représentent au moins 15% du territoire national (contre 7,7% à l'heure
actuelle). L'identification de ces forêts classées doit démarrer
rapidement. A cet égard, le massif forestier intact de
Tshuapa-Lomami-Lualaba représente une priorité pour Greenpeace .
Dans le cadre du financement des alternatives à l'exploitation
industrielle du bois, le défi présenté par les changements climatiques
peut offrir des ressources financières permettant d'éviter que les
forêts ne soient sacrifiées sur l'autel des intérêts économiques à
court terme.
Lomami
©Greenpeace/Verbelen
Le
massif forestier de Lomami (officiellement connu sous le nom de massif
forestier de Tshuapa-Lomami-Lualaba) est probablement la plus vaste
forêt humide de plaine intacte de RDC (voire même de l'entièreté du
Bassin du Congo) à ne bénéficier d'aucune protection.
D'une
superficie largement supérieure au million d'hectares, il s'agit du
seul massif forestier où vivent les trois espèces emblématiques
endémiques à la RDC que sont l'okapi, le bonobo et le paon du Congo.
Cette région est considérée comme une des plus riches en matière de
diversité de primates, avec au moins dix espèces diurnes présentes.
Elle possède également une vie sauvage riche en espèces en voie de
disparition dans d'autres zones forestières congolaises, comme les
éléphants de forêt, le pangolin géant, les léopards, les antilopes
bongo, les buffles de forêt, ...
Même si aucun titre de coupe n'a
été attribué dans ce massif, les exploitants forestiers se trouvent à
sa porte. Et en dépit du fait que cette forêt soit peu peuplée, la
chasse et le braconnage sont également un problème majeur dans la
région.
Il est donc primordial de protéger, en concertation avec
les communautés locales, la forêt de Lomami. Avant qu'il ne soit trop
tard.