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Déforestation dans la région de Novo Progresso, Etat du Para - 
Amazonie brésilienne

Déforestation dans la région de Novo Progresso, Etat du Para - Amazonie brésilienne

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Déforestation
un drame palpable

Dix années ont suffi pour amputer la forêt tropicale d’une surface équivalant à trois fois celle de notre pays. Si l’homme continue son œuvre destructrice à ce rythme, causant l’éradication de milliers d’espèces vivantes, l’humanité toute entière risque de disparaître. A l’origine de ce massacre, le commerce des bois précieux, destinés aux marchés internationaux. Dont la France.

80% des forêts originelles de la planète ont déjà disparu et la forêt tropicale ne couvre plus que 2% de la surface du globe. Elle accueille cependant plus de la moitié des espèces vivantes répertoriées dans le monde. Pour ne rien arranger, la déforestation s'est accélérée depuis trente ans.

Chaque année, la forêt tropicale est amputée de près de 15 millions d'hectares - la superficie de la forêt française - soit, pour les sportifs, l'équivalent d'un terrain de football toutes les deux secondes. Les scientifiques retiendront le chiffre de 140 : c'est le nombre d'espèces qui, par voie de conséquence, disparaît tous les jours.

Si les causes de la déforestation sont multiples, elles diffèrent aussi en fonction des régions et varient dans le temps.

Notre goût pour les bois exotiques

Contrairement aux forêts tropicales sèches, comme celles d'Afrique Subsaharienne où le bois est destiné essentiellement au chauffage, les forêts tropicales humides, comme celles d'Afrique Centrale, sont victimes de la surexploitation des bois précieux destinés à l'exportation.

Pourtant les industriels du bois aimeraient faire porter le chapeau du déboisement aux paysans. Mais comment imaginer que ces derniers préfèrent débiter des arbres de 60 mètres de haut pour chauffer leurs aliments, alors que les sous-bois sont tapissés de branches mortes ?

Les 'Jaguars' de Greenpeace reprennent du service pour la protection 
de la forêt Amazonienne

Les 'Jaguars' de Greenpeace reprennent du service pour la protection de la forêt Amazonienne

En réalité, c'est bien le commerce - pour ne pas dire le trafic - de bois précieux qui est à l'origine de la dégradation de l'écosystème forestier tropical, risquant, à terme, d'entraîner sa disparition pure et simple. Un problème préoccupant, d'autant que cette surexploitation n'est pas comptabilisée par la FAO.

C'est la raison pour laquelle Greenpeace est présente dans les principales régions de forêts primaires - jamais exploitées industriellement - et dans les pays occidentaux consommateurs de produits de ces forêts, dont la France fait partie.

Sources : FAO - Organisation des Nations Unies pour l'Agriculture et l'Alimentation.