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Déploiement de banderoles devant le siège du géant japonais de l'exploitation forestière, la société EIDAI, au Japon ; lors du G8 d'Okinawa.
AgrandirII - De même, Greenpeace travaille sur des aspects spécifiques du commerce international depuis les années 70, avec en vue de limiter ses impacts sur l'environnement planétaire (interdire le commerce international des espèces menacées, les exportations de déchets dangereux et de matières radioactives, etc.). Greenpeace a joué un rôle important en de nombreuses occasions pour arriver à des accords internationaux interdisant ou jugulant la pollution et les pratiques commerciales destructrices. Cependant, depuis les années 90, et en particulier depuis la création de l'OMC, les mesures environnementales touchant au commerce sont menacées par le système commercial international, notamment les procédures de règlement des différends de l'OMC, l'ALENA, etc. En conséquence, Greenpeace se trouve de plus en plus souvent confrontée aux règles et pratiques du commerce international qui sapent les normes environnementales mondiales, vont à l'encontre du principe de précaution, et menacent la santé humaine et le bien être des populations, en particulier des plus pauvres.
III - Greenpeace s'oppose à la forme que prend actuellement la mondialisation, qui accroît le pouvoir des entreprises. La libéralisation du commerce à tout prix, mène à davantage d'inégalités environnementales et sociales et affaiblit la démocratie. Elle n'atténue pas la pauvreté. Les gouvernements doivent être véritablement attentifs aux préoccupations exprimées par les citoyens du monde entier, et qui ont connu leur meilleure illustration dans les événements qui ont entouré le Sommet de l'OMC à Seattle en 1999. En mettant en avant des normes environnementales mondiales et en s'opposant au monde à deux vitesses des compagnies transnationales, Greenpeace défend une nouvelle approche : des formes de gouvernance mondiale, y compris pour le commerce et les finances, qui soient ouvertes, transparentes, justes, équitables et sous contrôle démocratique. Un régime commercial qui fonctionne pour tous, et préserve et répare l'environnement.
IV - Les pratiques des institutions commerciales et financières internationales doivent s'adapter à la nécessité d'intégrer le développement et les politiques environnementales comme prévu à l'issue du Sommet de la Terre de Rio de 1992.
V - L'approche de Greenpeace, et ses relations avec les institutions internationales liées à la mondialisation croissante (OMC, Banque mondiale/FMI, etc.), s'inscrit dans la lignée de notre approche concernant d'autres organisations intergouvernementales à l'intérieur et à l'extérieur du système des Nations Unies. En tant qu'ONG indépendante, nous faisons campagne pour que les gouvernements et les institutions internationales agissent de manière environnementalement et socialement responsable. Greenpeace utilise tous les outils et tactiques légitimes, qui vont du dialogue et de la construction de coalition sur des projets et mesures spécifiques, aux manifestations et confrontations non-violentes si nécessaire. Nous avons été parmi les premiers à mener des actions directes pacifiques contre la banque mondiale et l'OMC/GATT et nous continuerons à chaque fois que cela s'avérera nécessaire.