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Campagne de prélèvements aériens menée par Greenpeace au-dessus de 
l'usine COGEMA/La Hague à l'aide d'un cerf-volant

Campagne de prélèvements aériens menée par Greenpeace au-dessus de l'usine COGEMA/La Hague à l'aide d'un cerf-volant

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L’industrie de l’atome, face à la crise des déchets, a toujours promis des prouesses technologiques : "Incinération", "compaction", "surgénération", "transmutation"… autant de projets annoncés depuis l'aube de l'ère nucléaire et qui n'ont jamais abouti.

« La séparation et la transmutation sont l’objectif ultime de la gestion des déchets » estime maintenant le dernier rapport de l’OPECST (1). Graal de l’industrie nucléaire, ce procédé est étudié depuis la nuit des temps nucléaires car merveilleux… en théorie. Afin de résoudre les problèmes de confinement dans le temps, il propose de transmuter les éléments radioactifs à vie longue en éléments radioactifs à vie courte, voire en éléments stables.

Mais voilà, le rêve devrait ne jamais se transformer en réalité. Dans la pratique, la transmutation doit faire face à des difficultés insurmontables qui font même douter une grande partie de l’intelligentsia atomique. La CNE note ainsi que « La transmutation est un espoir qui repose sur des machines qui n’existent pas à ce jour ».

Le processus de transmutation est de plus une véritable "usine à gaz" nécessitant de gigantesques infrastructures nucléaires et de grandes quantités d'énergie. « La transmutation ne peut s’inscrire que dans le cadre d’un nucléaire durable » résume encore la CNE ! En d’autres termes, pour résoudre le problème des déchets nucléaires, il faut continuer la fuite en avant nucléaire.

Enfin, la transmutation ne permet pas de prendre en compte la totalité des éléments problématiques et n'élimine pas la nécessité d'une solution définitive. Pire, à l'image du retraitement, la transmutation créerait des quantités significatives de déchets supplémentaires et sa mise en place aurait de graves implications en termes de prolifération, de sûreté, d'impact sur l'environnement et de santé publique.

Dérive du rêve de l’alchimie, la transmutation n'apporte aucune solution définitive aux déchets nucléaires. Elle a par contre pour vertu, dans l’esprit des tenants de l’atome, d’ancrer notre pays dans le nucléaire.

Note :    
1 - Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques.