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A quand la clim' pour les centrales ?

A quand la clim' pour les centrales ?

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L'énergie nucléaire n'est pas la réponse au changement climatique. Le mauvais argument de l'industrie nucléaire, qui prétend être nécessaire pour éviter les changements climatiques, doit clairement être rejeté pour ce qu'il est : dangereux et au service de fantaisies qui auraient pour seuls effets d'induire un lourd héritage de déchets radioactifs mortels, d'accroître les risques d'accidents nucléaires catastrophiques et d'augmenter très largement le risque de prolifération des armements nucléaires.

Outre les impacts environnementaux, les aspects économiques du nucléaire interdisent son utilisation dans la lutte contre le réchauffement global. Ce n'est pas la moins chère des alternatives possibles aux combustibles fossiles ; et ce n'est pas non plus la plus propre.


La première étape, et la plus évidente, consiste à engager des mesures d'efficacité énergétique pour faire face à la demande. Tout kilowatt ôté à la demande croissante supprime également la pollution associée à sa production, quelle que soit la source d'énergie. Le défi posé par les changements climatiques soulève des questions importantes quant au type de monde que nous voulons léguer à nos enfants : un monde dominé par l'alliance inévitable, dans chaque pays, des technologies nucléaire militaires et civiles, ou un monde qui utilise l'énergie avec modération après l'avoir produite grâce à des systèmes inoffensifs ayant recours aux énergies renouvelables. Ce choix est le nôtre...

Les faits
1- Le nucléaire ne représente aujourd'hui que 5% du bilan énergétique mondial, il faudrait donc démultiplier la puissance installée pour parvenir à substituer une part significative de combustibles fossiles. Ceci signifierait donc : multiplier les centrales et ce partout dans le monde, même dans les régions "à risque" sismique ou politique... De plus, la croissance de l'industrie nucléaire entraînerait une aggravation proportionnelle des problèmes déjà rencontrés : risques d'accident, déchets, prolifération et pollutions radioactives.

2- Or, le nucléaire n'est utilisé que pour la production d'électricité, celle ci ne représentant qu'une partie des besoins mondiaux en énergie finale. Le principal responsable des émissions de gaz à effet de serre est le secteur des transports. A savoir : même en France où, tout le monde le sait, 80% de l'électricité est nucléaire, il ne représente en fait que 15 à 20% du bilan énergétique, d'après les conventions de calcul internationales. Le chiffre généralement avancé de 40%, du à un mode de calcul très particulier, est absolument inutilisable dans des comparaisons internationales...

3- Il est important de ne pas confondre énergie et électricité. Un ménage moyen a, en France, besoin de 2/3 de chaleur et pour 1/3 d'électricité. Le nucléaire ne répond donc qu'à 1/3 des besoins. Si la chaleur est fournie par une chaudière au fioul, le bilan reste très mauvais du point de vue de l'effet de serre. Si, au contraire, on développe l'usage de la cogénération, production simultanée de chaleur et d'électricité, on satisfait l'ensemble des besoins.

4- Le chauffage électrique est le plus propre du point de vue de l'effet de serre. FAUX !
Diverses études le prouve, le chauffage électrique est par définition un usage de pointe, c'est à dire que tout le monde a besoin de se chauffer en même temps. Or, les pointes de consommation font appel à des centrales électriques thermiques classiques, autrement dit, des centrales au fioul ou au charbon...

Pour en savoir plus, consulter nos pages Energie et Climat