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Usine de Sellafield, cousine anglaise de l’usine COGEMA/La Hague.

Usine de Sellafield, cousine anglaise de l?usine COGEMA/La Hague.

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Des dizaines de milliers de tonnes de déchets radioactifs de toutes catégories sont produits chaque année par le programme électronucléaire français. Les plus dangereux, les combustibles usés de centrales nucléaires, arrivent à l'usine Cogema (filiale d'Areva) à La Hague par centaines de tonnes de réacteurs français et étrangers.

Le retraitement consiste à extraire, par un procédé physico-chimique, le plutonium et les produits de fission hautement radioactifs contenus dans les éléments combustibles. Ce procédé militaire a initialement été créé pour récupérer le plutonium servant à fabriquer la bombe atomique, puis à alimenter les surgénérateurs, un type de réacteur désormais abandonné.
Aujourd'hui, le plutonium est utilisé pour produire un nouveau combustible dangereux, le MOX (qui contient 4 à 7% de plutonium et peut-être utilisé dans les réacteurs à eau légère).

Une technologie polluante, dangereuse, chère... et inutile.

Le retraitement et le MOX sont présentés par l'industrie nucléaire comme un processus de recyclage. Cette vision totalement erronée contribue à faire croire qu'il existe une solution à la gestion des déchets nucléaires. En réalité, ce procédé ne fait qu'aggraver les risques d'accident ou de prolifération d'armes nucléaires. Il est la principale source mondiale de pollution radioactive. Enfin, très coûteux, le retraitement ne fait que décaler le problème des déchets dans le temps et l'espace, pour au final complexifier encore plus leur gestion.

Cette aberration est d'ailleurs condamnée par la communauté internationale. En juin 2000, les pays parties à la Convention OSPAR (Convention pour la protection du milieu marin de l'Atlantique du Nord-Est qui regroupe quinze pays et l'Union Européenneont) ont très majoritairement condamné le retraitement et demandé à la France et au Royaume-Uni de gérer autrement leurs déchets.

Aujourd'hui, aucun obstacle écologique, économique, technique ou social ne s'oppose à l'arrêt du retraitement. Seule, l'actuelle "politique de l'autruche" de l'industrie et du gouvernement refuse la réalité : l'arrêt va de soi !

Le plutonium est un élément synthétique issu de l'uranium, au cours de la réaction nucléaire de fission. C'est l'une des substances les plus toxiques au monde. Cinq à huit kilos de plutonium extrait à La Hague suffisent à confectionner une bombe atomique.