Les baleines peuplent les océans depuis des millions d'années et constituent un maillon essentiel de l'écosystème océanique. La chasse baleinière a menée l'une après l'autre les espèces de baleines au bord de l'extinction. Suite à l'effondrement des populations, les pays baleiniers ont créé un organe international pour la gestion des stocks : la Commission Baleinière Internationale (CBI).
Aujourd'hui, malgré l'entrée en vigueur d'un
moratoire en 1986, deux pays, le
Japon et la
Norvège, persistent dans l'exploitation commerciale des baleines et tentent d'entraîner dans leur sillage d'anciens pays baleiniers comme l'
Islande et la Corée. Malgré les incessantes condamnations de la communauté internationale, des centaines de baleines sont ainsi massacrées chaque année et pour nombre d'entre elles en Antarctique, dans un
sanctuaire baleinier où la chasse est de fait bannie. Depuis plus de 30 ans Greenpeace dénonce et s'oppose aux flottes de chasse sur toutes les mers du globe, pour obtenir
l'arrêt complet et définitif de la chasse baleinière.
La survie des baleines est également remise en cause par d'autres activités humaines.
Les baleines et les petits cétacés (dauphins, marsouins) sont victimes des engins de pêche : chaque année, 300.000 d'entre eux meurt accidentellement dans les filets de pêche.
En outre, leur santé est gravement altérée par les pollutions chimiques, à l'origine de cancers et de problèmes de reproduction chez les cétacés, mais également sonores (tests sismiques menés dans le cadre de la recherche d'hydrocarbures, cause de dommages irréversibles sur le système d'orientation des mammifères marins).
Enfin, les activités humaines entraînent un réchauffement de la température des océans, cause de modifications profondes des écosystèmes en particulier dans la zone Antarctique dont dépendent d'importantes populations de baleines pour leur alimentation.