Le programme de chasse baleinière en Antarctique a commencé en 1934 à l'aide d'un navire-usine norvégien. Dès 1936, les compagnies baleinières japonaises ont construit leur propre navire-usine et, durant la saison 1937-38, la flotte comptait jusqu'à 4 navires-usines.
Le Japon a été au centre du développement de l'exploitation baleinière commerciale au cours des dernières décennies. Quand les cours mondiaux de l'huile ont commencé à chuter dans les années 60, l'industrie baleinière s'est reconvertie dans la viande de baleine et a presque uniquement servi à alimenter le marché japonais durant les 25 années suivantes.
La pseudo chasse scientifiqueLors de l'adoption du moratoire, le Japon a déposé une objection, et a poursuivi sa chasse commerciale pendant quelques années. Il a ensuite retiré son objection lorsqu'il a commencé son programme de chasse dite "scientifique" en 1987. Dans ce cadre, la flotte de chasse japonaise a tué chaque année environ 600 cétacés : principalement des petits rorquals dans le sanctuaire Antarctique et des petits rorquals, rorquals de Bryde, rorquals Boréal, et des cachalots dans le Pacifique Nord.
La chasse scientifique japonaise constitue une énorme hypocrisie. Elle n'apporte rien d'essentiel à une gestion rationnelle des populations de baleines. Elle est d'ailleurs régulièrement condamnée par de nombreux Etats membres de la CBI. Le Comité scientifique de la CBI a exprimé des réserves claires sur la chasse scientifique. La CBI considère qu'il n'est pas essentiel de tuer des baleines pour mener des programmes de recherche scientifique. Elle a demandé à plusieurs reprise au Japon de mettre un terme à son programme.
Il reste que cette chasse scientifique permet d'alimenter le marché japonais en viandes de baleines, La viande est un mets de luxe qui peut coûter jusqu'à 300 francs les 100gr et qui a rapporté 52 millions de dollars en 2004.
Aujourd'hui, le Japon envisage de doubler ce quota et d'élargir la gamme des espèces chassées pour des raisons scientifique, en y incluant 2 espèces en danger : la Baleine à bosse et le Rorqual commun.
La politique d'achat de vote du Japon Depuis la fin des années 90, le Japon mène une campagne active d'achat de vote au sein de la
Commission Baleinière Internationale. Cette politique est responsable d'une évolution très inquiétante au sein de la CBI, avec un élargissement du groupe des pays favorables à la levée du moratoire et à la reprise de la chasse commerciale.