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L'ère industrielle
On estime à au moins 1,4 million le nombre de baleines tuées au cours du 20e siècle. Les produits baleiniers sont alors utilisés en pharmacie, en cosmétique et dans les industries mécaniques. A son apogée, dans les années trente, la chasse est très rentable. A cette époque 150 "chasseurs" approvisionnant 38 navires-usines opèrent sur les océans.
Le sur investissement dans la flotte et la volonté de rentabiliser le plus rapidement les expéditions en mer ont entraîné une surproduction et un effondrement du cours mondial de l'huile, alors même que les produits de substitution à l'huile apparaissent sur le marché.
L'épuisement des stocks de baleines devient une évidence : une Convention pour la régulation de la chasse est adoptée et sera mise en œuvre par la Commission Baleinière Internationale (CBI) à partir de 1946 ; elle établit des quotas fixant le nombre maximal de captures par saison.
La chasse baleinière aujourd'hui
Les estimations les plus récentes publiées par la Commission Baleinière Internationale et l'UICN montrent que la plupart des espèces sont en danger d'extinction. Certaines populations de Baleine bleue, de Baleine franche boréale et de Baleine grise sont très gravement menacées et leurs populations ne montrent aucun signe de reconstitution malgré la protection dont elles font l'objet depuis des décennies.
En 1982, la CBI a voté un moratoire sur la chasse commerciale interdisant toute forme d'exploitation commerciale des baleines du fait de l'effondrement des populations de la plupart de ces mammifères marins. Dès sont entrée en vigueur, ce moratoire a été contourné par différents moyens par quelques pays : le Japon, la Norvège, l'URSS, l'Islande et la Corée.
Aujourd'hui, trois pays, le Japon, la Norvège, et à nouveau depuis peu l'Islande continuent de chasser les baleines, principalement le Rorqual et le Petit Rorqual. Ces pays envisagent d'augmenter et de diversifier leurs captures en attendant la levée du moratoire pour laquelle ils mettent tout en œuvre.