Des militrants de Greenpeace manifestent contre l'achat de vote à la CBI.
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Dans les années 70, et après des années d'une gestion à court terme, l'effondrement des stocks commence à menacer la rentabilité commerciale des baleines. Parallèlement, nombre d'Etats membres de la CBI s'expriment en faveur d'une véritable protection des baleines.
Les organisations de protection de l'environnement mobilisent l'opinion
publique et demandent une véritable politique de protection des
cétacés. Pourtant, il faudra encore attendre 1986 pour qu'un moratoire
sur la chasse commerciale, décidé quatre ans plus tôt, soit finalement
mis en oeuvre.
Ce moratoire, qui instaure une interdiction générale de la chasse
commerciale de toutes les espèces de baleines, n'a cependant pas
empêché quelques pays de poursuivre leurs activités, usant de deux
moyens pour contourner le moratoire :
- L'objection,
c'est-à-dire la non reconnaissance du moratoire. Cela a été le cas de
l'ex-URSS jusqu'en 1987, et du Japon de 1985 à 1988. C'est le cas de la
Norvège depuis 1987, année de la reprise officielle de la chasse à la
baleine par ce pays.
- La chasse dite "scientifique",
menée sous la supervision de la CBI. Cela a été le cas de l'Islande
entre 1986 et 1990, de la République de Corée en 1986/87, de la Norvège
de 1988 à 1993. Le Japon utilise ce subterfuge depuis 1987 pour
continuer à chasser et à alimenter son marché intérieur en viande de
baleines.