Depuis quelques années, le Japon met tout en oeuvre pour préparer la levée du moratoire et la relance officielle de la chasse commerciale. Il a entamé une campagne d'achat de vote qui consiste à financer des projets de développement dans certains pays en échange de la garantie de ces pays de voter selon ses consignes au sein de la CBI. Ces dernières années, de nombreux pays – en particulier des Caraïbes et d'Afrique - ont rejoint la CBI et vote systématiquement comme le Japon.
Cette pratique est déloyale, décrédibilise l'action de la CBI et
risque de bloquer son action. Elle permet d'empêcher le vote de
résolutions favorables à la protection des baleines. Ainsi en 2000, le
Japon, avec ses alliés, a réussi à rejeter la Résolution pour la
création d'un Sanctuaire dans le Pacifique Sud.
En outre, elle risque d'entraîner l'adoption de décisions aux
conséquences dramatiques pour la survie des populations de baleines,
même si pour l'instant le moratoire n'est pas directement menacé, car
sa levée exigerait un vote à la majorité des trois quarts.