Dans le cadre de sa campagne de lutte contre les pêcheries pirates à la légine, Greenpeace a envoyé pendant plus de 2 mois son navire brise-glace, l'Arctic Sunrise, dans les mers australes.
Le 2 mars 1999, notre navire a surpris un bateau en flagrant délit de braconnage dans la Zone Economique Exclusive française autour des îles Kerguelen. Le bateau pirate a pris la fuite. Après avoir demandé son arraisonnement par la marine française, Greenpeace l'a pris en chasse. Le navire a été identifié comme le
Salvora, bateau enregistré dans la flotte du Bélize, qui avait déjà été arrêté pour braconnage par le gouvernement australien en octobre 1997. Après plus de 16 jours de poursuite, le Salvora est arrivé à l'île Maurice, plaque tournante du trafic de légine. Grâce à la pression exercée par Greenpeace, qui a notamment alerté les pouvoirs publics internationaux, le gouvernement mauricien a conduit une inspection du bateau. Finalement, le Salvora n'a pas été autorisé à débarquer sa marchandise frauduleuse et a dû quitter l'île Maurice.
L'affaire du Salvora a mis en exergue les réalités de la pêche pirate. Les défaillances du système de gestion des pêches internationales et régionales sont mises en lumière et la balle est dans le camp des politiques. Nous travaillons pour que les nations se dotent d'un outil plus efficace de gestion durable des ressources halieutiques et que les ports ferment, enfin, leurs portes aux braconniers.