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ZERO TOXICS

ZERO TOXICS

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Les nombreux dangers du PVC à chacune des étapes de son cycle de vie se rapportent toujours aux deux mêmes causes, spécifiques au PVC : il est fabriqué à base de chlore et de grandes quantités d'additifs sont nécessaires pour qu'il soit fonctionnel.

Le piège du chlore : tous les précurseurs du PVC (chlore, dichloroéthane, chlorure de vinyle monomère) sont fortement toxiques, et leur production génère des déchets et des émissions toxiques. La combustion du PVC - qu'il s'agisse d'incendies accidentels ou de l'incinération des déchets - entraîne la formation de dioxines, la substance chimique synthétique la plus nocive pour l'être humain qui soit connue. De plus, l'incinération de PVC entraîne la formation d'acide chlorhydrique, qu'il faut neutraliser par l'addition de chaux, ce qui a pour résultat absurde de faire que l'incinération d'une tonne de PVC entraîne la formation de plus d'une tonne de résidus secondaires dangereux. Enfin, le chlore rend le recyclage du PVC incompatible avec celui des autres plastiques.

Le piège des additifs : le PVC pur est inutilisable. L'obtention de PVC dur nécessite l'addition de stabilisants, celle de PVC souple nécessite l'addition de plastifiants. Le plomb, le cadmium ou les composés organostanniques sont des substances toxiques couramment utilisées comme stabilisants, les phtalates sont des substances toxiques couramment utilisées comme plastifiants. Organostanniques et phtalates sont des POP. Ces additifs s'échappent du PVC lors de son utilisation puis de son élimination. Les phtalates toxiques utilisés pour assouplir le PVC sont des substances chimiques de synthèse devenues surabondantes dans l'environnement. La présence d'une multitude d'additifs crée des incompatibilités de recyclage - différents flux de déchets de PVC doivent être maintenus séparés avant leur recyclage pour ne pas engendrer des produits de qualité inférieure. Le recyclage du PVC contenant des additifs toxiques entraîne la dissémination involontaire de ces additifs dans d'autres produits.

Le double piège du PVC a été confirmé par le Rapport d'évaluation de l'environnement n°2 de l'Agence européenne pour l'environnement "L'environnement dans l'Union européenne à l'aube du XXIème siècle" publié en juin 1999 :

"Le PVC demande une attention particulière étant donné sa grande teneur en substances dangereuses comme les plastifiants (phtalates), les stabilisants (plomb, cadmium et composés organostanniques) et pigments (composés de cadmium). De plus, le chlore est présent en grande quantité dans le PVC (environ 57% de son poids). Ces substances dangereuses posent des problèmes quand les déchets de PVC sont mis en décharge, récupérés ou incinérés (avec ou sans récupération d'énergie)... On a repéré des infiltrations de phtalates en diverses concentrations provenant de décharges où le PVC souple est accepté... Avec l'incinération de PVC, ce sont de grandes quantités d'acide chlorhydrique qui sont générées et émises sous forme de fumées acides qu'il faut neutraliser. Durant les processus d'épuration secs et semi-secs, 1 à 2 kg de résidus sont formés par kg de PVC incinéré. La forte teneur en chlore du PVC crée un risque de production de dioxines pendant l'incinération. Un incendie involontaire rejettera des dioxines et d'autres substances toxiques."

En résumé, les constituants de base chlorés du PVC et les additifs nécessaires en grandes quantités font non seulement courir des risques importants pendant la production et l'utilisation, mais en plus ils n'offrent aucune véritable option pour le traitement des déchets. Même si tous les additifs du PVC étaient sans danger, l'ingrédient de base qu'est le chlore suffit à disqualifier le PVC comme matériau durable.