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ZERO TOXICS

ZERO TOXICS

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La France et l'Union Européenne ont signé la Convention de Stockholm, les 21, 22 et 23 mai derniers.

Greenpeace demande donc à la France et à l'Union :

- de ratifier le traité sans attendre ;

- d'agir immédiatement pour l'élimination des POP :
- en mettant fin au développement de sources de POP reconnues ou suspectées,
- en s'engageant vers l'élimination de toutes les sources existantes de POP, -en particulier les sources de dioxines,
- en s'engageant vers la destruction des stocks de POP existants en développant des alternatives technologiques conformes aux objectifs du traité (c'est-à-dire sans avoir recours à l'incinération qui non seulement ne détruit pas les POP mais provoque leur formation et les dissémine encore plus largement dans l'environnement) ;

- de s'engager vers l'élimination finale de tous les POP en l'espace d'une génération (25 ans).

Autres POP
Dans le cadre de la Convention OSPAR pour la protection du milieu marin de l'Atlantique Nord-Est, la France et l'Union Européenne ont défini une liste de 27 substances persistantes à éliminer prioritairement. Greenpeace demande aux autorités françaises et communautaires de faire inclure ces substances dans les objectifs d'élimination de la Convention de Stockholm.

PVD
La lutte contre la dissémination des POP n'a de sens que si elle est menée à l'échelle mondiale. Nous sommes conscients que certains pays en voie de développement ou à économie de transition auront beaucoup de difficultés à remplir les objectifs du Traité. Un inventaire de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture) estime à plus de 500 000 tonnes les stocks de pesticides obsolètes répartis entre Afrique, Moyen-Orient, Asie et Europe de l'Est. Greenpeace affirme en conséquence qu'il est du devoir de la France - c'est-à-dire de ses autorités comme de ses industries - de s'engager au-delà des mécanismes du Traité pour soutenir techniquement et financièrement les pays en voie de développement à l'histoire et à l'économie desquels elle est liée.

Incinération
Greenpeace demande que la destruction des POP dans le cadre de la Convention de Stockholm s'effectue par des méthodes alternatives à l'incinération. L'incinération ne pourra que transformer les POP en d'autres POP et les transférer vers d'autres supports (mâchefers, déchets ultimes) dont il faudra encore gérer le devenir (voir aussi : L'incinération : un dossier brûlant).