12 juillet : Les "époux Turenge" sont placés en résidence surveillée pour usage de faux passeports suisses.
13 juillet : La police néo-zélandaise retrouve le voilier l'Ouvéa sur l'Ile de Norfolk en Australie.
15 juillet : Alors que les
premiers soupçons visent des Français, Charles Montan, Conseiller à
l'Ambassade de France, déclare : "La France n'est absolument pas
responsable de l'attentat. Le gouvernement français n'agit pas de la
sorte avec ses opposants. La France n'était pas inquiète par cette
campagne que devait mener Greenpeace à Moruroa, car le mouvement avait
assuré qu'il respecterait le droit international. Ce serait terrible si
un acte criminel était à l'origine de l'explosion" (France Soir,
15/07/85)
23 juillet : Alain et
Sophie Turenge, placés en détention depuis le 19/07, sont accusés de
meurtre, incendie volontaire et association de malfaiteurs.
En France, tout le monde s'interroge. Une opération des services
secrets français? Les indices s'accumulent: bouteilles de plongée
"Made in France", un zodiac abandonné à proximité du lieu de
l'attentat, un couple plusieurs fois repéré pour son comportement
suspect qui rend son véhicule au loueur néo-zélandais comme si de rien
n'était et sur qui, la police trouvera des numéros de téléphone de la
DGSE !.
26 juillet : Alors que
l'Ouvéa doit rejoindre la Nouvelle-Calédonie le 26 juillet, où l'attend
la police néo-zélandaise, le bateau et son équipage "disparaîssent" en
mer. La Nouvelle-Zélande lance des mandats d'arrêts contre les trois
membres de l'Ouvéa (Jean-Michel Berthelo, Eric Audrenc et Raymond
Velche), mais la France n'autorise pas leur extradition. La justice
française entend ces trois hommes et les remet en liberté. Xavier
Maniguet a lui été interrogé en Australie après avoir quitté le bateau
à Norfolk.
4 août : Greenpeace annonce l'envoi d'autres navires dans le pacifique pour faire échec à la campagne d'essais.
7 août : "Nous voulons savoir !" : David McTaggart demande à être reçu par le Président Mitterrand
L'enquête de la police néo-zélandaise avance vite. De même les
révélations de plus en plus nombreuses de la presse font directement le
lien entre les Turenge et la DGSE (L'événement du Jeudi et VSD
notamment). Le pouvoir politique semble alors établir une stratégie à
trois étages.
1. Eviter tout lien entre le pouvoir politique et les services pris la main dans le sac ;
2. Allumer des contre-feux pour disculper la DGSE ;
3. Entamer une campagne de désinformation sur Greenpeace.
8 août : Répondant au
premier objectif, François Mitterrand, Président de la République,
réclame "sans délai une enquête rigoureuse". Laurent Fabius, Premier
Ministre, désigne Bernard Tricot, conseiller d'état, ancien secrétaire
général de l'Elysée de De Gaulle, pour mener l'enquête. Les termes de
la mission définis sont explicites :
"Bernard Tricot est chargé d'établir la vérité, de préciser les responsabilités et cela sans limite
d'aucune sorte." (Laurent fabius)
"Si la responsabilité est démontrée,
les coupables à quelque niveau qu'ils se trouvent doivent être sévèrement
sanctionnés" (François Mitterrand). Parallèlement, Mitterrand
écrit à David Lange pour lui faire part de la
"détermination de la
France à faire toute la lumière dans l'affaire du Rainbow Warrior".
Le second objectif peut être poursuivi : les éléments d'enquête à
ce stade ne permettent pas de faire un lien direct entre les époux
Turenge et la pose des bombes. L'hypothèse d'une simple mission
d'observation de Greenpeace par l'armée française et d'un commando de
barbouzes à la solde de puissances étrangères - la Grande-Bretagne est
clairement visée- devient la ligne de défense de la France. L'objectif
de ce commando : déstabiliser la France dans le Pacifique, déjà en
difficulté pour ses campagnes d'essais nucléaires.
Tertio, les opérations de désinformation sur Greenpeace sont lancées.
France Inter révèle le 10 août que l'opération d'observation du couple
Turenge de la DGSE était pleinement justifiée car le Rainbow Warrior
était un bateau espion équipé d'un puissant matériel de transmission
permettant d'entrer en liaison directe avec les pays de l'Est. A
l'image des opinions "pro-soviétiques" de Greenpeace, Fernando Pereira
lui-même ne serait pas qu'un simple photographe mais un agent double
soviétique.
Roger Wybot, ancien patron de la DST déclare dans le Matin de
Paris : "La France a fait ce qu'elle devait faire là-bas en
mettant hors circuit des gens qui nuisent à ses intérêts.[...]
J'affirme que Greenpeace est infiltrée par les pays de l'Est".
12 Août : David McTaggart confirme qu'une nouvelle flottille anti-nucléaire croisera d'ici un mois au large de Moruroa.
13 août : Pour la première
fois, un journal, l'hebdomadaire VSD, met directement en cause la
Présidence de la République, en soulignant que "l'affaire a été montée
à l'Elysée". Celle-ci dément et précise qu'elle attaquera le journal en
justice. L'opposition reste singulièrement discrète, faisant bloc
autour de l'armée, des services secrets et de la dissuasion nucléaire.
Une de Libération le 18 août 1985
14 août : Les Turenge sont
identifiés comme agents de la DGSE. Sophie Turenge alias Dominique
Prieur, est capitaine de l'armée de terre. Alain Turenge est le
commandant Mafart du centre d'instruction des nageurs de combat
d'Aspretto en Corse.
19 août : Quelques heures
après le départ d'Amsterdam du navire "Greenpeace" pour le Pacifique,
François Mitterrand annonce que la France protégera par la force
les essais nucléaires français. "Je réitère l'ordre donné aux armées
d'interdire, au besoin par la force, toute entrée non autorisée
dans les eaux territoriales et l'espace aérien français des atolls
polynésiens du secteur de Mururoa et de Fangataufa. (...). Je rappelle
que les essais nucléaires français dans le pacifique continueront
autant qu'il sera jugé nécessaire pour la défense du pays par les
autorités françaises et elles seules." En réponse, Greenpeace maintient
sa campagne et rappelle le droit démocratique fondamental qui est celui
de la liberté d'expression.
L'étau se resserre autour de Charles Hernu. Plusieurs médias l'annonce
déjà comme le fusible de l'affaire, tant la responsabilité de la DGSE
apparaît engagée. Selon Le Point, "l'opération contre le Rainbow
Warrior a été déclenchée par "un coup de colère impressionnant de
Charles Hernu lisant les notes internes indiquant que Greenpeace allait
frapper très fort." L'Amiral Lacoste, dont l'accord est indispensable
pour ce type d'opération, n'est pas mieux loti.
22 août : L'Express révèle
l'identité exacte de Christine Cabon, l'agent qui avait infiltré en
avril et mai l'équipe de Greenpeace Nouvelle-Zélande : Françoise
Beaulieu, lieutenant dans l'armée et membre de la DGSE.
24 août : le Véga, voilier de 12 mètres de Greenpeace, quitte Auckland pour la Polynésie Française et Moruroa.
25 août : Bernard Tricot
rend enfin son rapport. Ses conclusions reprennent la version
officielle de la mission d'observation :1. "Tout ce que j'ai
entendu et vu me donne la certitude qu'au niveau gouvernemental il n'a
été pris aucune décision tendant à ce que le Rainbow Warrior soit
endommagé." 2. "Il n'y a aucune raison de penser que la DGSE ait donné
aux agents en Nouvelle-Zélande des instructions autres que celles
tendant à mettre en œuvre les directives gouvernementales." 3.
Concernant le Commandant Mafart et le Capitaine Prieur, de même que
l'adjudant chef Verge et les adjudants Andries et Bartelo (leurs noms
apparaissent pour la première fois) "je crois, dans l'état actuel de
mon information, à leur innocence.".
La réaction du Premier Ministre David Lange est immédiate et
caractérise le scepticisme général : "Je ne peux pas croire un
instant qu'un enquêteur efficace puisse arriver à de telles
conclusions[...] La DGSE gérait donc ici une sorte de club de vacances
pour ses agents, et le séjour aurait coïncidé avec la visite des
militants de Greenpeace !". Libération titre : "Tricot lave
plus blanc". Le 26 août, sur Antenne 2, Bernard Tricot ajoute à la
confusion en déclarant qu'il n'exclut pas avoir été berné par ses
interlocuteurs. Retour à la case départ !
Une du Monde le 18 septembre 1985
27 août : Face aux
faiblesses du rapport Tricot, le Premier Ministre Laurent Fabius tente
de reprendre la main. Il affirme d'une part que "des poursuites
judiciaires seraient immédiatement exercées s'il apparaissait que des
faits criminels ont été commis par des Français". Il confie d'autre
part au ministère de la défense une enquête sur les "carences
importantes" de la DGSE. Une manière de rejeter les conclusions du
rapport Tricot sans rechercher les coupables de l'attentat.
29 août : Lors d'une
conférence de presse, David McTaggart critique fortement l'attitude du
gouvernement français. Il considère le rapport Tricot comme "une
insulte à l'intelligence" et la réaction de Fabius "pas satisfaisante".
Il menace de porter l'affaire devant la cour européenne de justice.
Enfin, il demande de nouveau au Président de la République de mettre
fin aux essais. Faute de quoi, la campagne de Greenpeace aura bien
lieu, soutenue par une bonne partie de l'opinion publique
internationale "Si la France s'imagine qu'elle peut nous arrêter en
coulant un bateau et en tuant un militant, elle se trompe. Il lui
faudra encore couler beaucoup de bateaux et tuer beaucoup de monde pour
nous arrêter !"
13 septembre : François
Mitterrand, accompagné de Charles Hernu, se rend à Moruroa. Il
réaffirme son soutien à la politique de dissuasion française avec les
essais nucléaires et affiche son innocence dans l'attentat contre le
Rainbow Warrior. Les pays du Pacifique considère ce voyage comme une
véritable provocation.
15 septembre : La thèse
officielle continue d'affirmer que les services secrets français
n'étaient en Nouvelle Zélande que pour une simple mission de
renseignements. François Mitterrand qualifie le sabotage du Rainbow
Warrior de "criminel et d'absurde". A son retour de Moruroa, il
déclare : "A Moruroa, j'ai visité le centre d'essais
nucléaires[...] Ces essais n'ont eu aucun raté, l'environnement est
protégé, trois mille personnes – Polynésiens et Européens- vivent sur
le site [...]. Aucune d'entre elles, depuis le début, n'a souffert et
ne souffre dans sa santé d'effets radioactifs"
16 septembre : François
Mitterrand écrit une lettre à David Lange, premier ministre
néo-zélandais : "Il serait bon que les griefs accumulés et les
accusations infondées dont la France fait l'objet, soient évitées." Il
lui renouvelle également son invitation à se rendre, avec les
dirigeants des Etats membres du Forum du Pacifique, sur l'atoll de
Moruroa pour y constater l'innocuité des essais nucléaires français,
cause première de la campagne déclenchée par Greenpeace contre la
France. Le premier ministre néo-zélandais refuse tout comme son
collègue australien.
17 septembre :
Rebondissement. Le journal Le Monde confirme l'existence, déjà évoquée
par le Canard enchaîné du 11 septembre, d'une troisième équipe des
services secrets qui aurait coulé le Rainbow Warrior. Cette équipe
serait composée de deux nageurs de combat de l'armée française. C'est
le chaînon manquant qui rend toute l'affaire cohérente et finit
d'achever le rapport Tricot Cette troisième équipe clarifie les
fonctions de soutien de l'équipage de l'Ouvéa et des Turenge. Elle
exclut également l'implication de services secrets étrangers. Non,
l'affaire du Rainbow Warrior n'était pas une simple mission de
renseignements ni une opération de déstabilisation de la France
orchestrée par des puissances étrangères. Il s'agissait bien de couler
le navire de Greenpeace. Charles Hernu et la Présidence de la
République sont impliqués. Le mensonge d'Etat est avéré. Si cette
version apparaît aujourd'hui la plus crédible, certains commentateurs,
encore aujourd'hui, contestent l'existence même d'une troisième équipe.
Ils considèrent qu'elle n'a été en fait qu'un coup de bluff de la DGSE
visant à déresponsabiliser le Commandant Mafart de la pose des
explosifs et à alléger les peines encourues.
18 septembre : L'hebdomadaire
l'Express va plus loin. Il révèle le grade et l'affectation des membres
de la troisième équipe et leurs initiales. Un journal néo-zélandais
annonce de son côté la présence lors de l'attentat d'un 8ème
agent : le commandant Louis-Pierre Dillais, patron des
nageurs de combat de la DGSE, responsable de toute l'opération. Malgré
toutes ses nouvelles informations, Charles Hernu continue de plaider
non coupable et de nier l'évidence. Il reconnaît juste avoir ordonné
une mission de renseignements. Il s'indigne contre les attaques qu'il
subit et accuse ses détracteurs de mettre en cause la dissuasion
nucléaire : "Aucun service, aucune organisation dépendant de mon
ministère n'a reçu l'ordre de commettre un attentat contre le Rainbow
Warrior. La DGSE n'avait pas alors en Nouvelle-Zélande, outre le
commandant Mafart et le capitaine Prieur, d'autres agents que ceux qui
composaient l'équipage de l'Ouvéa."
Une de Libération le 18 septembre 1985
19 septembre : François
Mitterrand demande à son Premier Ministre Laurent Fabius de faire le
ménage. "Cette situation ne peut plus durer. Le moment est venu de
procéder sans délai aux changements de personnes et, le cas échéant, de
structures qu'appellent ses carences".
Le Président fait également état d'un grave constat
d'impuissance : "Il nous faut constater que la presse fait état
d'éléments nouveaux dont nous ne pouvons apprécier la réalité faute
d'avoir obtenu des services compétents les informations nécessaires."
Serge July (libération 21/09/85) écrit : "Mieux vaut passer pour
un incompétent qui ne maîtrise pas l'appareil de l'Etat que pour un
dirigeant qui a sciemment décidé de commettre un attentat contre des
pacifistes."
Une de Libération le 23 septembre 1985
20 septembre : Charles
Hernu, Ministre de la Défense, démissionne. Paul Quilès le remplace.
L'Amiral Lacoste, responsable de la DGSE, est limogé par le Premier
Ministre car il refuse de donner la véritable identité des plongeurs
placeurs de bombes. C'est, dit-il, contraire à son sens du devoir.
La presse française continue d'écrire que la vérité n'est toujours pas établie.
McTaggart, directeur international de Greenpeace, demande à François
Mitterrand : "de s'attaquer au véritable problème c'est à dire la
poursuite des essais nucléaires." et ajoute que : "M.Mitterrand a
admis dans une lettre au premier ministre que la presse semblait plus
au courant que lui de ce qui se passe (...) j'espère que le Président
français contrôle mieux celui qui a le doigt posé sur le bouton
susceptible de déclencher une guerre nucléaire qu'il ne semble
contrôler son gouvernement."
22 septembre : Après
"seulement" deux jours d'enquête menés par Paul Quilès, le Premier
Ministre, Laurent Fabius, passe aux aveux. Il reconnaît que les agents
français de la DGSE étaient bien les auteurs de l'attentat mais qu'
"ils ont agi sur ordre [...] Les simples exécutants doivent
évidemment être mis hors de cause, car il serait inacceptable d'exposer
des militaires qui n'ont fait qu'obéir aux ordres". "Ce n'était rien
d'autre", déclara David Lange, Premier ministre néo-zélandais, "qu'un
acte sordide de terrorisme international, cautionné par un Etat" .
Le problème reste entier : A quels ordres du pouvoir politique ont
obéi les agents secrets ? Au dessus de Charles Hernu, seul le
Général Saulnier, chef d'Etat major particulier du Président de la
République, est "officiellement" impliqué pour avoir débloqué 3
millions de francs pour mettre en œuvre l'opération d'Auckland. Laurent
Fabius réclame alors une commission d'enquête parlementaire qui ne
verra jamais le jour. Paul Quilès découvre de son côté que des éléments
essentiels du dossier Greenpeace ont été détruits. La presse étrangère
compare cette affaire à celle du Watergate.
"La DGSE a agi sur ordre, oui, mais sur ordre de qui ?". A bord du
Greenpeace qui fait route vers Moruroa, la détermination reste
forte : "Même si Fabius et Mitterrand démissionnent, cela ne
change rien pour nous. Seule une décision de suspendre maintenant les
essais nucléaires peut modifier notre campagne".
13 octobre : Le
gouvernement donne ordre d'interdire au remorqueur Greenpeace l'accès à
un port du territoire et en particulier celui de Papeete, en raison de
son "attitude inamicale" devant les atolls de Moruroa et Fangataufa.
24 octobre : Lors des
essais nucléaires à Moruroa auxquels assiste le Premier Ministre
Fabius, le voilier Véga de Greenpeace est arraisonné et l'équipage
arrêté par la Marine Nationale alors qu'ils entraient dans la zone des
12 miles trois heures avant l'essai.
4 novembre : Première
audience du procès des deux agents des services secrets : le
Commandant Mafart et le Capitaine Prieur. A la surprise générale, ils
plaident coupables, stoppant net le procédure de présentation des
preuves par la police.
David McTaggart, accuse le gouvernement français de meurtre : "C'est du terrorisme d'état."
22 novembre : Mafart et Prieur sont condamnés à dix ans de prison pour homicide involontaire et dommages prémédités.
7 juillet 86 :
Jacques Chirac, alors Premier Ministre, annonce un accord entre les
deux pays, obtenu grâce à Javier Perez de Cuellar, Secrétaire général
de l'ONU. La France doit présenter des excuses officielles à la
Nouvelle-Zélande, l'indemniser et arrêter sa "guerre commerciale"
(limitation des importations de beurre et de mouton néo-zélandais.) En
échange, les 2 agents français Mafart et Prieur pourront quitter leur
prison néo-zélandaise et rejoindre une base militaire française proche
pour y être maintenus en résidence surveillée.
22 juillet 86 : La France verse 6,5 millions de dollars à la Nouvelle-Zélande et 8,1 millions de dollars à Greenpeace.
14 décembre 87 : officiellement "pour raisons de santé" Alain mafart, dépressif, est rapatrié en France. Les néo-zélandais sont fous de rage.
5 mai 88 : Dominique
Prieur, enceinte, rentre à son tour en France. Nouvelle protestation
néo-zélandaise. Auncun des deux agents n'aura effectué sa peine de
prison de 10 ans.
7 mai 90 : La France et la Nouvelle-Zélande ferment d'un commun accord le dossier de l'affaire Rainbow Warrior.
20 ans après, les acteurs et les commentateurs continuent de diverger
sur l'implication directe du Président Mitterrand dans l'ordre de
couler le Rainbow Warrior. L'Amiral Lacoste prétend en avoir
explicitement discuté avec lui le 15 mai, deux mois avant l'attentat.
La famille de Fernando Pereira attend en vain des excuses officielles
de la France et que, conformément aux engagements de Mitterrand et de
Fabius, justice soit rendue. Il aura fallu encore 10 ans de lutte pour
que cessent les essais
Juin 2005 : Les agents
secrets français Prieur et Mafart font appel d'une décision de justice
qui permettrait la diffusion par la télévision néo-zélandaise d'une
partie de leur procès.
Le directeur de la rédaction, Bill Ralston, a dit qu'ils essayeraient
d'accélérer le processus d'appel car "en fait ces personnes font
obstruction. Cela fait vingt ans que nous attendons cela et nous
aimerions pouvoir clarifier les choses."
Cet appel n'a pas surpris la directrice de campagne de Greenpeace Cindy
Baxter."Le gouvernement français ne veut toujours pas présenter
d'excuses, et 20 ans après il fuit toujours la justice néo-zélandaise".