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Le Rainbow Warrior après l'attentat à la bombe des services secrets 
français. Fernando Pereira, tué par la bombe française, dans le port 
d'Auckland.

Le Rainbow Warrior après l'attentat à la bombe des services secrets français. Fernando Pereira, tué par la bombe française, dans le port d'Auckland.

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Janvier 1985 : Greenpeace annonce une nouvelle campagne de grande envergure contre les essais nucléaires français dans le Pacifique emmenée par le Rainbow Warrior.

Mars: Afin d'empêcher que Greenpeace trouble les essais, Charles Hernu, ministre de la défense, demande à l'amiral Lacoste, directeur des services secrets français, de couler le Rainbow Warrior. Six équipes sont mises en place. Nom de code "Opération Satanique".

Avril- Mai: Christine Cabon, capitaine dans l'armée française, s'infiltre dans un petit groupe de militants de Greenpeace dans le but d'apprendre la date de l'arrivée du Rainbow Warrior à Auckland. Son objectif atteint elle quitte le groupe.

22 juin: Deux agents de la DGSE, Dominique Prieur et Alain Mafart, porteurs de faux passeports suisses aux noms de Sophie et Alain Turenge, atterrissent  en Nouvelle Zélande en se faisant passer pour des touristes. Ils louent un mini bus à l'aéroport. Le même jour, le voilier l'Ouvéa arrive en Nouvelle Zélande avec quatre hommes à bord : le Dr Xavier Maniguet, spécialisé dans le traitement des blessures subies en plongée et 3 nageurs de combat de la DGSE.

24 juin: L'Ouvéa fait escale dans une baie. L'équipage, aidé par Mafart et Prieur, décharge et camoufle le matériel nécessaire à l'opération : zodiac, explosifs...

25 juin: La douane Néo-zélandaise effectue une inspection de routine. Après l'attentat, Franck Mc Lean, officier supérieur des douanes témoignera de sa suspicion. Trois membres de l'équipage dont l'attitude ressemblait nettement à celle de militaires, étaient en possession de passeports entièrement neufs. L'un d'entre eux s'était présenté comme photographe mais aucun matériel photographique n'a été trouvé à bord.

24 juin au 9 juillet: Les équipes se préparent. A bord d'un mini bus, les Turenge, l'équipage de l'Ouvéa, le chef de l'opération et les poseurs de mines sillonnent l'île, repèrent les lieux pour mettre au point l'opération. Ils sont vus ensemble ou séparément dans différents hôtels de la ville.

7 juillet:  Arrivée du Rainbow Warrior dans le port d'Auckland. 4 membres du commando français sont présents.

10 juillet: 23H55 L'équipage du Rainbow Warrior fête l'anniversaire de Steve Sawyer, responsable de la campagne nucléaire. 23H45 et 23H50, deux mines magnétiques explosent à l'extérieur du navire. Dés la première explosion, le capitaine du navire ordonne l'évacuation du bateau qui commence à chavirer vers le quai. Fernando Pereira, photographe de Greenpeace, veut récupérer ses appareils photos et descend dans sa cabine quand survient la seconde explosion. Il sera retrouvé noyé une jambe prise dans les courroies de son sac. Mafart et Prieur doivent récupérer le pilote du zodiac à bord duquel se trouvaient les plongeurs qui ont posé les bombes. Mais le pont sous lequel doit passer le zodiac est occupé par des pêcheurs, obligeant le pilote à choisir un autre passage. Le point de RDV à terre a donc changé. Les Turenge prennent une digue interdite à la circulation. Ils se font remarquer par un vigile qui note leur numéro d'immatriculation.

12 juillet: Mr et Mme Turenge, alias le colonel Mafart et le capitaine Prieur se présentent chez le loueur pour rendre le véhicule. La police est immédiatement prévenue et les arrête. Leur véritable identité est immédiatement révélée. Pour autant la France nie toute participation à l'attentat.


Tous les détails de l'attentat en lisant: "Un béret, une bouteille de Beaujolais et une baguette"