Depuis cette date, les produits contenant plus de 0,9% d’OGM doivent être étiquetés avec une mention spéciale dans la liste des ingrédients. Cette obligation, plus stricte qu’auparavant car elle concerne également les produits pour lesquels l'OGM n'est pas détectable par les analyses, comme les huiles, permet au consommateur de dire non aux OGM et à vous, détectives, de traquer les OGM.
Nous fêtons également aujourd’hui un grand succès du réseau des détectives OGM. Votre travail de veille a vraiment porté ses fruits ! Un an après l’étiquetage, la déferlante des produits étiquetés OGM que nous pouvions craindre n’a pas eu lieu : il n’existe qu’une petite trentaine de produits étiquetés OGM sur plus de 80 000 produits en France. De plus, il s’agit de produits très spécifiques de faible consommation : des produits importés des Etats Unis ou du Canada, et de l’huile de soja. Et pour beaucoup de ces produits, après leur apparition sur le site des détectives suivant vos enquêtes, les importateurs et distributeurs cèdent à la pression et cessent de les commercialiser. Notre dernière victoire en date : la direction générale d’Auchan vient de nous annoncer que les Auchan et Attac ne référencent plus l’huile de soja OGM Maurel. Metro avait déjà décidé d'arrêter la commercialisation de cette huile.
Ce succès ne veut malheureusement pas dire qu’il n’y a peu d’OGM en France. Les OGM s’introduisent massivement dans la chaîne alimentaire par le biais de l’alimentation animale. Or, les produits issus d’animaux nourris aux OGM ne sont pas étiquetés, échappant ainsi à notre vigilance et à la loupe des détectives. Cette lacune dans la loi est inacceptable ! Il est d’ailleurs symptomatique que le récent rapport de la mission d’information parlementaire préconise d’« éviter tout étiquetage spécifique des viandes d’animaux et produits dérivés d’animaux ayant consommé des OGM ».
C’est pourquoi, il ne faut pas baisser la garde ! Il est important de continuer à traquer les OGM dans les étiquettes pour montrer que la mobilisation ne faiblissant pas, les OGM n’ont pas leur place dans les supermarchés. Nous vous encourageons parallèlement à réclamer l’étiquetage des OGM dans les produits animaux et issus d’animaux, par exemple en signant et en faisant signer autour de vous notre
pétition européenne.
Lire aussi: OGM:
Un marché pas très emballéEncore une fois, bravo pour votre travail !
Salutations militantes.
L'équipe des Détectives OGM
www.detectivesOGM.orgPS: pour ne plus recevoir les messages destinés aux DétectivesOGM de Greenpeace, merci de répondre à ce message en indiquant "Désinscription" dans l'objet de votre réponse.