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•  Les risques écologiques sont irréversibles et très mal évalués : destruction d'espèces de plantes, atteintes à la biodiversité, augmentation de l'utilisation de pesticides, développement d'insectes et plantes "nuisibles" résistantes aux pesticides, transfert de gènes entre espèces...

•  Les risques sanitaires à long terme sont très mal connus : risques d'allergies, de toxicité, développement de bactéries résistantes aux antibiotiques...
 
•  Les risques économiques et sociaux pour les agriculteurs sont considérables : perte totale d'indépendance et de maîtrise de la production, diminution des rendements, interdiction de conserver les semences d'une année sur l'autre pour les replanter... Il n'est pas concevable que l'agriculture et l'alimentation mondiales passent sous la coupe de quelques multinationales.

•  Le vivant - les semences, les plantes ou leurs génomes - est un patrimoine commun de l'humanité. Ce n'est pas une marchandise brevetable pour le seul bénéfice d'intérêts privés.

•  Le génie génétique n'est clairement pas la solution à la faim et à la malnutrition dont souffrent 800 millions de personnes dans le monde. Pour y remédier, il faut avant tout assurer une meilleure répartition des richesses, le développement d'infrastructures adaptées et promouvoir une agriculture durable, adaptée aux conditions locales, à l'opposé de l'agriculture industrielle qu'imposent les OGM.

•  Pour toutes ces raisons, Greenpeace s'oppose à la culture d'OGM en plein champ car elle conduit inévitablement à la dissémination des OGM dans l'environnement et à leur introduction dans la chaîne alimentaire. Toutefois, Greenpeace ne s'oppose pas à la recherche en milieu confiné, ni à la fabrication de médicaments ou d'autres substances, à l'aide de micro-organismes génétiquement modifiés, tant que leurs conditions de confinement sont efficaces.