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L'éclairage domestique représente 14 % de la consommation d'électricité française et 19 % de l'électricité mondiale. Aujourd'hui, encore 80 % de l'éclairage domestique est fourni par les ampoules à incandescence. Or ces ampoules sont très inefficaces puisqu'elles utilisent 95 % de leur énergie à produire de la chaleur et seulement 5 % à produire de la lumière. Les lampes basse consommation consomment 5 fois moins d'énergie et peuvent durer jusqu'à 15 fois plus longtemps, ce qui représente une économie de 8 € par ampoule chaque année, en moyenne 100 € par an et par ménage.
À l'échelle de l'Union européenne, interdire les ampoules à incandescence permettrait d'éviter l'émission de 32 millions de tonnes de CO2 par an, de fermer 25 centrales électriques de taille moyenne et d'économiser 3 à 5 milliards d'euros en dépense énergétique et en factures d'électricité.
Pour la France, interdire les ampoules à incandescence d'ici à 2010 au profit des lampes basse consommation – mesure simple et rapide à mettre en place qui figure parmi les conclusions du Grenelle de l'environnement – permettrait d'économiser environ 11 TWh par an, soit l'équivalent de la production du futur réacteur EPR de Flamanville (Manche).
Rompant avec cet engagement du Grenelle, le gouvernement ne propose qu'un système de bonus/malus censé inciter les consommateurs à acheter les appareils les plus efficaces. Pour avoir un impact, ce type de dispositif suppose un bonus et un malus élevés. Malheureusement, ce que prévoit le gouvernement est très faible. Même taxées, les ampoules à incandescence resteront beaucoup moins chères à l'achat que les lampes à économie d'énergie. Dans ces conditions, rien n'incite vraiment les consommateurs à passer à la basse consommation.