Ce que nous faisons ?

Page - 6 octobre, 2010

Greenpeace agit : contre le pétrole

La crise climatique et la diminution des réserves de pétrole dit conventionnel devraient nous pousser à sortir du pétrole. Or, les compagnies vont au contraire chercher l'or noir de plus en plus loin, dans des conditions de plus en plus difficiles et dans des zones de plus en plus reculées. C'est ce qu'on appelle le pétrole « non-conventionnel ». Ce pétrole est plus difficile à extraire, plus cher, plus sale et plus risqué. Des forages très profonds aux sables bitumineux, voici quelques illustrations du problème :

La catastrophe Deepwater : la conséquence de notre addiction

Les 779 millions de litres de pétrole déversés font de la fuite dans le Golfe du Mexique la pire fuite de pétrole accidentelle de toute l'histoire. Cette catastrophe a démontré que nous ne savons pas gérer, contenir une fuite à une telle profondeur (1500 mètres).

Si aujourd'hui la fuite est bouchée, le véritable bilan, lui, est loin d'être connu. L'idée selon laquelle le pétrole aurait disparu est largement répandue. Mais par quel miracle des millions de barils de brut auraient bien pu disparaître en l'espace de quelques semaines ? En réalité, 80% de ce pétrole serait encore présent. Mais quel est l'impact réel à moyen et à long terme du pétrole et des dispersants chimiques utilisés sur les écosystèmes ?

Greenpeace a répondu à la demande de nombreux chercheurs qui en appellent à un bilan indépendant. L'un de ses bateaux, l'Arctic Sunrise, s'est rendu sur place pour permettre à des scientifiques de Floride ou de Louisiane d'étudier l'étendue et la nature réelles des conséquences de la marée noire provoquée par BP.

Le forage profond en Arctique

L'Arctique, un des derniers endroits protégés de la planète, est l'habitat d'oiseaux et de mammifères marins uniques au monde. Mais la région Arctique renfermerait 90 milliards de barils de pétrole qu'il est techniquement possible de récupérer, dont 84 % se trouvent en mer.

Les réserves offshores extractibles de l'Arctique pourraient être à l'origine d'un volume d'émission de CO2 comparable à ce qu'émet chaque année l'ensemble des pays de la planète. En cas de marée noire, des nappes de pétrole pourraient se trouver enfermées sous d'épais manteaux de glace entre un et deux ans.

Depuis le mois de Juin 2012, l'ensemble des bureaux de Greenpeace dans le monde mène campagne pour empêcher les géants du pétrole de s'attaquer à l'Arctique. Cette campagne Save The Arctic  rassemble et mobilise les citoyens de la planète. Les actions de Greenpeace sur le terrain ont conduit la Russie à arraisonner illégalement notre navire dans les eaux internationales, et à mettre en prison 30 défenseurs du climat. (lire toute l'affaire) .

Mais défendre le climat n'est pas un crime, c'est une nécessité ! C'est pourquoi nous continuerons : nos adversaires sont puissants. Mais nous sommes déterminés !

Les sables bitumineux en Alberta

Les sables bitumineux sont un mélange de pétrole mêlé à du sable, de l'eau et de l'argile. 

Ces sables bitumineux sont exploités dans des mines à ciel ouvert (20%) ou dans des gisements souterrains (80%). Dans le premier cas ils sont extraits à l'aide de pelles mécaniques et de camions géants. Dans l'autre cas, il faut forer, chauffer le bitume en injectant de la vapeur et des solvants en profondeur. Puis il faut mélanger le sable extrait avec de l'eau chaude pour le rendre moins visqueux, et enfin le faire décanter pour en extraire le pétrole.

Extraire 1 baril de pétrole bitumineux nécessite 5 barils d'eau et émet jusqu'à 5 fois plus de gaz à effet de serre que le pétrole conventionnel.

Au Canada, en Angleterre et bientôt en France, Greenpeace mène campagne pour stopper le développement des sables bitumineux.

Des projets comme ceux-là, ils en existent partout dans le monde… Alors que l'on fait face à une crise climatique sans précédent, le choix des pétroliers et des gouvernements serait aujourd'hui d'investir des milliards dans un pétrole à haut risque plutôt que dans les renouvelables et l'efficacité énergétique ?

Greenpeace se mobilise pour :

  • Sortir rapidement des projets à hauts risques : forages en eaux profondes, sables bitumineux, huiles lourdes…
  • Sortir progressivement des fossiles d'ici à 2050
  • Réduire la demande en pétrole, notamment dans le secteur des transports
  • Supprimer les subventions allouées aux énergies fossiles et développer celles aux renouvelables

Greenpeace agit : pour les énergies renouvelables

La « révolution énergétique » que nous défendons passe par la promotion de l'efficacité énergétique mais également par l'abandon des énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz…). Il faut les remplacer par les énergies renouvelables. C'est écologiquement indispensable, puisque ce sont des énergies propres. C'est technologiquement possible : nous avons les connaissances, ce sont les financements et la volonté politique qui manquent. C'est économiquement rentable, surtout en ces temps de crise. Réduire les émissions françaises de CO2 de 30% d'ici 2020 permettrait de créer plus de 300 000 emplois dans le secteur des renouvelables !

Greenpeace agit : pour un accord mondial ambitieux

Greenpeace s'est mobilisée en 2009 pour que le sommet de Copenhague soit un succès. Nous avons participé à toutes les réunions préparatoires. Nous avons travaillé au sein d'un collectif inter-associatif et avec des scientifiques, des personnalités. Nous avons multiplié les actions, en France et ailleurs.

Nos demandes étaient ambitieuses mais réalistes : au moins 40% de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans les pays industrialisés, un soutien aux pays en développement, un fonds de lutte contre la déforestation, un financement annuel de 110 milliards d'euros de la part des pays industrialisés pour atteindre ces objectifs.

Ces demandes, fondées sur les conclusions des scientifiques, sont plus que jamais d'actualité. Et les équipes de Greenpeace continuent de mettre la pression sur les gouvernements, dans les capitales, lors des rencontres régionales et internationales, pour obtenir cet accord mondial, outil nécessaire d'une lutte efficace contre le dérèglement du climat.

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