Les négociations internationales sur le climat

Page - 21 décembre, 2009

Depuis le début du XXème siècle, les scientifiques se sont intéressés à la relation entre les concentrations de gaz à effet de serre (GES) et l'évolution du climat de notre planète. Mais c'est à partir des années 1970 qu'ils ont commencé à questionner le rôle des activités humaines dans ces interactions. Dès cette époque, les GES sont suspectés d'être à l'origine des changements climatiques.

Un groupe d’experts pour le climat

Peu à peu, la communauté internationale se saisit du problème. La première conférence mondiale sur le climat a lieu à Genève en 1979. Neuf ans plus tard, en 1988, l'ONU crée le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat). Dès son premier rapport, en 1990, le GIEC confirme la menace représentée par les changements climatiques pour l’être humain et son environnement. Il se dit en faveur d'un traité mondial pour faire face à ce phénomène.

Une convention-cadre sur les changements climatiques

Ce traité est signé lors du Sommet de la Terre à Rio en juin 1992. C'est la « Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques » (CCNUCC). Elle pose comme principe de stabiliser les concentrations de GES dans l'air. Malheureusement, elle ne donne pas de chiffres. C'est un simple accord de principe.

Un protocole pour réduire les émissions de gaz à effet de serre

Ce défaut est partiellement corrigé avec le protocole de Kyoto en 1997. Il n’entre en vigueur qu’en 2005 et fixe aux pays industrialisés des objectifs précis en matière de réduction de leurs émissions de GES. Ainsi, en 2012, les émissions de GES des pays de l'Union européenne devront avoir baissé de 8% par rapport à leur niveau de 1990. Pour l'ensemble des pays industrialisés, l'objectif est de -5,2%.

 

Le protocole de Kyoto a expiré en 2012 et n’aura pas permis de réduire les GES. Pire, une faille aurait même eu l’effet inverse : le marché du carbone, en valorisant financièrement la ressource carbonique, n’aurait fait qu’aggraver le réchauffement climatique.

Copenhague, 2009

Les 192 pays qui l'ont ratifié et les Etats-Unis (qui ne l'ont pas fait) doivent donc négocier la suite. La COP15 qui a eu lieu à Copenhague au Danemark, en 2009, avait pour objectif de renégocier un accord international sur le climat qui devait prendre le relais de Kyoto, en incluant cette fois-ci les pays en développement.

 

Après deux ans de négociations et faute de consensus entre les 193 pays réunis, le sommet s’est soldé par un échec retentissant. Le texte juridiquement non contraignant qui a été adopté affirmait simplement la nécessité de limiter le réchauffement planétaire à 2°C, mais sans engagement chiffré de réduction des GES ni mécanisme de suivi et d’évaluation concret.

Paris, 2015

Les pays industrialisés se sont néanmoins engagés à apporter des ressources aux pays les plus vulnérables pour leur adaptation aux effets du dérèglement climatique : un fonds vert pour le climat a été créé dans cet objectif. Mais seuls 10 des 100 milliards par an initialement prévus ont pour l’instant été capitalisés.

 

Les COP qui ont suivi Copenhague se sont tenues à Durban (Afrique du Sud), Doha (Qatar), Varsovie (Pologne) et Lima (Pérou) : elles étaient des étapes préparatoires au sommet de Paris qui se tiendra en décembre 2015, dont l’enjeu est donc de remplacer le protocole de Kyoto. Greenpeace fait partie des membres observateurs des négociations entre Etats qui se tiennent tous les ans dans le cadre des conférences des Nations unies.




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