Page - 14 octobre, 2009
Nous sommes dans une situation d'urgence climatique. Nos
émissions de gaz à effet de serre font dangereusement monter la
température mondiale et mettent en péril notre planète. Greenpeace
propose donc une « révolution énergétique ».
L'objectif de cette révolution est de régler le problème à la
racine: réduire, puis supprimer les émissions de gaz à effet de
serre (GES). Pour y arriver, nous devons agir dans trois directions
:
- moins consommer : c'est la « sobriété énergétique »
- mieux consommer : c'est l'« efficacité
énergétique »
- développer les énergies renouvelables et abandonner les
énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz, etc.).
Cela se traduit par de nombreuses mesures, parmi lesquelles
:
- engager une politique de rénovation et d'isolation des
vieux immeubles (cela permettra de diminuer leur consommation
électrique de 80%)
- intégrer des panneaux solaires photovoltaïques aux
façades des nouveaux immeubles de bureaux et d'habitations
- développer les parcs d'éoliennes offshore et les
centrales d'énergie solaire dans les zones inhabitées
- changer notre mode de production centralisé reposant sur de
grandes centrales électriques pour adopter un système
décentralisé qui utilise les énergies renouvelables localement
disponibles
- développer la cogénération (production simultanée
d'électricité et de chaleur)
- renoncer au nucléaire qui est incompatible avec cette
révolution énergétique
- réduire les émissions de GES dues aux transports: créer
des véhicules moins gourmands en carburant, substituer le fret
ferroviaire au fret routier, développer le réseau des transports en
commun
- établir des normes strictes pour les appareils
électriques : seuls les réfrigérateurs, les ordinateurs, les
chauffages… les plus économes en énergie doivent être
commercialisés.
Si l'on suit ce scénario, les émissions de GES seront
divisées de moitié en 2050 dans le secteur énergétique par
rapport aux niveaux de l'an 2000. Ce serait un grand succès !
Cette révolution énergétique est technologiquement possible.
Elle le sera encore plus demain si l'on y consacre des fonds, si
l'on développe la recherche dans ces secteurs. Ce qu'il manque
aujourd'hui, c'est la volonté politique. Il faut des
réglementations exigeantes, des financements publics, des aides
pour que cette « révolution énergétique » soit lancée.
Les bénéfices pour notre planète ne seraient pas
qu'environnementaux. Ils seraient aussi économiques et sociaux. Le
secteur des énergies renouvelables est créateur d'emplois. Les
investissements nécessaires à son développement peuvent être
amortis en 2030. A cette date, le charbon, le gaz, le pétrole
continueront de peser lourdement sur nos finances.
Privilégier l'option des énergies renouvelables permet de
stabiliser les coûts: ces énergies sont gratuites et le prix de
leur transformation ne fera que décroître, quand ceux du pétrole ou
du gaz fluctuent. Au final, le consommateur et le contribuable en
sortiront gagnants. Pas seulement la planète.