Page - 24 janvier, 2011

Sortir de notre addiction à l'or noir: comment ?
Les pétroles conventionnels -facilement exploitables- se
raréfient et les compagnies pétrolières se positionnent sur les
projets les plus fous pour s'assurer de garder leur part du gâteau.
Ils maintiennent la planète sous haute dépendance en prolongeant
notre addiction avec un pétrole plus cher, plus polluant, plus
risqué : sables bitumineux, offshore profond, schistes bitumineux :
des projets de prospection, voire d'exploitation sont en cours un
peu partout dans le monde.
Selon le Potsdam Institute for Climate Impact Research, si l'on
veut garder la hausse des températures en dessous des deux degrés
et ainsi éviter les pires conséquences des changements climatiques,
moins d'un quart des réserves prouvées en fossiles (pétrole, gaz et
charbon) peuvent être consommés d'ici à 2050. Nous ne pouvons donc
pas pomper jusqu'à la dernière goutte de pétrole.
Les gouvernements du monde entier sont aujourd'hui à la croisée
des chemins : ils doivent choisir entre la recherche de pétrole à
tout prix, symbole d'une véritable fuite en avant, et le
développement massif des économies d'énergie et des filières
renouvelables.
Les meilleurs investissements en termes de sécurité énergétique
sont ceux qui réduisent la demande et la dépendance au pétrole.
Il est du devoir
des Etats de s'atteler à cette tâche titanesque qui est de penser
et d'organiser dès aujourd'hui notre nécessaire sortie du
pétrole.
Les demandes de Greenpeace
Le dernier scénario énergétique de Greenpeace (juin 2010)
prévoit une baisse de la demande en pétrole mondiale de 70 %, une
baisse des émissions de gaz à effet de serre de 80 % et un
approvisionnement énergétique issu des renouvelables de 80 % d'ici
à 2050.
Greenpeace demande :
- La sortie des projets à hauts risques : off-shore profond,
sables bitumineux, huiles lourdes…
- La sortie progressive du pétrole d'ici à 2050
- La suppression des subventions aux fossiles et développer
celles aux énergies renouvelables
- Le développement massif les énergies renouvelables et les
économies d'énergies
- La réduction drastique de la demande en pétrole, notamment dans
le secteur des transports :
- La réduction de la demande dans le secteur des transports
passera par une réforme structurelle de celui-ci, selon trois axes:
- réduction de la demande en transport, ce qui implique de
réduire le nombre de kilomètres parcourus par habitant et de
limiter la demande de transport de marchandises, en faisant
prioritairement disparaître les transports inutiles ;
- modification en profondeur des usages liés au transport en
privilégiant les transports en commun, le vélo et la marche ;
- amélioration de l'efficacité énergétique des différents modes
de transport, notamment des modes de transport routier et
aérien.
Pour en savoir plus, la synthèse du rapport
[R]evolution Energétique