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Page - 29 septembre, 2010

Le dérèglement du climat est un problème mondial, qui nécessite une solution globale

Le Protocole de Kyoto est le seul outil mondial qui permet à ce jour de lutter contre les émissions de gaz à effet de serre à cette échelle. C'est loin d'être la panacée : cet accord fixe des ambitions en-deçà des conclusions des scientifiques du GIEC, les Etats-Unis n'en sont pas signataires, le système de contraintes est défaillant… Il n'en reste pas moins qu'il est fondamental de trouver une suite à ce Protocole de Kyoto qui a expiré à la fin de l'année 2012. L'échec de la Conférence de Copenhague et le peu d'avancées obtenues aux COP suivantes  rendent encore plus urgente la conclusion d'un accord mondial, qui seul permettra de mettre en place un système d'observation et de sanction uniformes, d'assurer des financements pour aider les pays pauvres face à la crise climatique et de restaurer ainsi la confiance. Parce qu'ils feront ensemble, les Etats feront plus !!

Mais pour cela, les pays industrialisés doivent se montrer à la hauteur du défi, assumer leur dette climatique vis-à-vis des pays en développement, pour débloquer la négociation internationale qui patine depuis trop longtemps…

Sortir des énergies fossiles

En plus d'être responsable de catastrophes écologiques majeures, le pétrole, de l'extraction à la consommation, est une des premières sources d'émission de CO2 dans le monde. Si l'on veut freiner les changements climatiques et garder la hausse des températures en dessous des deux degrés, nous ne pouvons pas pomper et consumer jusqu'à la dernière goutte de pétrole.

Les gouvernements du monde entier doivent choisir entre la recherche de pétrole à tout prix et le développement massif des économies d'énergie et des filières renouvelables.

Pour assurer un avenir meilleur aux générations futures, il faut notamment :

  • Sortir rapidement des projets à hauts risques : forages en eaux profondes, sables bitumineux, huiles lourdes…
  • Sortir progressivement des fossiles d'ici à 2050
  • Réduire la demande en pétrole, notamment dans le secteur des transports
  • Supprimer les subventions allouées aux énergies fossiles et développer celles aux renouvelables

Sortir du nucléaire

Greenpeace est née au début des années 70 pour protester contre les essais nucléaires américains. Quarante ans plus tard, nos convictions sont toujours les mêmes. Le nucléaire met en péril notre planète. Il est dangereux, inutile et coûteux. Il faut impérativement y renoncer. 

Protéger nos forêts

Copenhague a échoué, mais Greenpeace continue de défendre l'objectif Zéro déforestation» et propose la création d'un fonds «Forêts pour le climat». Ce fonds financerait la réduction des émissions de GES liées à la déforestation et à la dégradation des forêts dans les pays en développement. Ce fonds serait alimenté par les pays  industrialisés et rémunèrerait les pays en développement qui mettraient

en place des programmes de protection de leurs zones forestières. Il veillerait à ce que des objectifs de préservation de la biodiversité et de respect des populations autochtones soient pris en compte.

L'une des originalités de notre proposition est que le financement du fonds par les pays industrialisés viendrait en plus de leurs efforts en matière de réduction des émissions de GES. Non seulement ces pays devraient réduire sur leur territoire leurs émissions de GES, mais ils devraient en plus aider les pays en développement à réduire leurs émissions de GES dues à la déforestation.

C'est tout l'intérêt de ce dispositif par rapport à d'autres mécanismes de compensation. Ceux-ci offrent aux pays industrialisés la possibilité de se dérober à leurs obligations en matière de réduction d'émissions de GES sur leur territoire en leur permettant de financer à la place des réductions dans les pays en développement. Ce qu'ils ne font pas chez eux, ils le font ailleurs. Greenpeace demande à ce qu'ils fassent les deux.

La raison en est simple : les pays industrialisés ont une responsabilité historique dans la crise climatique que nous traversons. En application du principe «pollueur-payeur», ils doivent participer plus que les pays en développement à la lutte contre les  dérèglements climatiques.

Se mobiliser

La lutte contre les dérèglements climatiques reste trop souvent circonscrite à quelques individus, quelques personnalités, quelques associations. C'est insuffisant. Chacun d'entre nous est responsable de l'état de la planète. Les enjeux environnementaux sont l'affaire de tous. Il faut informer, convaincre, proposer des solutions pour que les bons gestes soient repris par tous.

Mobilisons-nous pour que la pression sur nos dirigeants soit plus forte qu'elle ne l'est aujourd'hui.