Ce que nous faisons ?

Page - 31 mars, 2010

Agir contre le nucléaire, c'est à la fois dénoncer les projets en cours (comme celui de l'EPR ou de la ligne THT Cotentin-Maine), proposer des alternatives et faire vivre un débat sur le nucléaire presque inexistant en France.

Contre l'EPR

La création du réacteur EPR a été annoncée en 2004. Depuis cette date, Greenpeace n'a cessé de se battre contre ce projet et d'en présenter les dangers. Nous avons financé des études sur les risques ce réacteur. Nous examinons tous les recours juridiques pour entraver le projet (par exemple, la « Loi littoral »). Nous suivons très attentivement les deux chantiers EPR : à Flamanville (dans le Cotentin) et à Olkiluoto (en Finlande).

Grâce à cet énorme travail, nous pouvons dénoncer régulièrement les malfaçons et les errements de ces projets. Nous mobilisons les populations locales. Nous cherchons à dissuader les pays (comme le Royaume-Uni) qui pourraient être tentés d'acheter l'EPR. Nous déployons le plus de moyens possibles pour faire cesser ces projets dangereux, inutiles et coûteux.

Contre le retraitement et l'enfouissement

Il n'y a pas de solution aux problèmes posés par le nucléaire. Toutes les options avancées sont inefficaces et même dangereuses. Le retraitement du plutonium créé de nouveaux déchets radioactifs et met en péril la sécurité des populations. Les rejets émis par les usines de retraitement de La Hague et Sellafield (en Grande-Bretagne) équivalent à un accident nucléaire à grande échelle chaque année !

Nous ne savons toujours pas quoi faire des déchets produits par la filière nucléaire. On stocke un peu partout en France, en espérant que l'enfouissement (à l'étude au laboratoire de Bure) puisse un jour résoudre le problème. Mais il n'apportera pas de garanties suffisantes de sécurité.

Porter le débat sur le nucléaire en France

Le travail de Greenpeace est de dénoncer les idées fausses sur le nucléaire et répétées à l'infini par l'Etat, Areva, EDF, etc. Nous cherchons à faire émerger un débat que personne ne veut lancer, surtout pas les autorités. Nous voulons la transparence sur un dossier qui en manque terriblement alors qu'il met en danger l'ensemble de la population française. Pour y parvenir, nous développons une expertise approfondie sur les installations nucléaires, les déchets, les autorisations administratives, etc.

Ainsi, nous pouvons multiplier les interventions publiques, apporter des informations aux médias qui veulent enquêter sur le sujet, participer à des commissions telles que le HCTISN (Haut Comité sur la Transparence et l'Information sur la Sécurité Nucléaire) ou les commissions d'information liées à certains sites nucléaires comme Flamanville. A chaque fois, nous montrons que le nucléaire est une impasse.

Pour une « Révolution énergétique »

Greenpeace ne se contente pas de dénoncer le recours à l'énergie nucléaire. Nous proposons une alternative : la « Révolution énergétique ». Elle passe par l'abandon du nucléaire, le développement des énergies renouvelables, la promotion de l'efficacité énergétique et la sobriété énergétique. Si nous suivons cette voie, rapidement il n'y aura plus d'électricité d'origine nucléaire. Nous pouvons vivre sans le nucléaire.