Problèmes

Page - 16 octobre, 2009

Le nucléaire est dangereux

La liste des dangers du nucléaire est aussi longue que terrifiante. L'industrie nucléaire produit des déchets dont elle ne sait pas quoi faire. Elle rejette des substances hautement radioactives dans les eaux et les airs. Elle fournit de l'électricité grâce à un réseau de lignes à très haute tension aux conséquences sanitaires inquiétantes. Elle fait circuler à travers la France des convois de combustibles et de déchets qui sont une menace pour les populations.

Les centrales nucléaires peuvent être victimes d'accidents. Des groupes terroristes pourraient en faire leur cible ou s'emparer de combustibles. Il suffit de quelques kilos de plutonium pour fabriquer une bombe atomique. Les risques de prolifération sont réels.

La frontière entre nucléaire civil et militaire est en fait une illusion. Le nucléaire est toujours dangereux. En niant cette réalité, l'Etat et les industriels de la filière nucléaire se montrent irresponsables. 

Le nucléaire est un gouffre financier

Le coût du nucléaire en France est astronomique. Le nouveau réacteur EPR coûte officiellement trois milliards d'euros. Mais celui en construction en Finlande en a déjà engouffré cinq. En 2005, la Cour des comptes estimait à 60 milliards d'euros la gestion des déchets radioactifs et le démantèlement des installations nucléaires. Il ne fait aucun doute que ce montant est sous-estimé. Il ne fait aucun doute non plus que ce sont les consommateurs et les contribuables, d'aujourd'hui et de demain, qui paieront la facture.

Ces dizaines de milliards d'euros consacrés au nucléaire pourraient aller plus utilement aux énergies renouvelables et à une politique de sobriété énergétique. Là où le nucléaire incite au gaspillage de l'électricité et ne créé que quelques centaines d'emplois, les énergies renouvelables pourraient en proposer des dizaines de milliers. Elles sont la solution pour faire face aux dérèglements climatiques futurs.

Le nucléaire n'a pas d'avenir

C'est maintenant qu'il faut commencer à réduire nos émissions de gaz à effet de serre (GES) et le nucléaire ne peut pas nous y aider. Même si l'on multipliait par quatre le nombre total de réacteurs, les émissions mondiales de GES ne baisseraient que de 6%. En outre, les réserves mondiales d'uranium sont insuffisantes. Le lobby nucléaire rétorque qu'il travaille à de nouveaux réacteurs et à la fusion nucléaire. Mais ce n'est pas envisageable avant 2040. L'urgence climatique nous interdit d'attendre aussi longtemps.

En plus, le nucléaire n'assure pas notre indépendance énergétique. D'abord, parce que la France achète son uranium à l'étranger. Ensuite, parce qu'il ne peut servir qu'à la production électrique. C'est le pétrole qui fait avancer les voitures, pas le nucléaire ! Nous sommes toujours aussi dépendants de l'extérieur pour nos ressources énergétiques. Seul le recours aux énergies renouvelables nous permettrait d'être autonome. Mais le lobby nucléaire se garde bien de le reconnaître.

Le nucléaire n'est pas démocratique

L'Etat et les industriels du nucléaire ne nous ont jamais habitués à la transparence sur le sujet. Les risques sont niés, les accidents minimisés, le futur enjolivé. Le lobby nucléaire ment systématiquement. Il n'a jamais organisé de débat sur le sujet et n'a pas hésité à recourir à l'intimidation pour parvenir à ses fins. Greenpeace a plusieurs fois été victime de ces méthodes. C'est certainement parce que notre association exige l'abandon du nucléaire.