Solutions

Page - 10 novembre, 2009

Il n'y qu'une solution face aux dangers de l'énergie nucléaire : y renoncer. Il n'existe pas d'autre alternative. Le nucléaire est sans issue. Il faut changer de voie. En défendant ce point de vue, Greenpeace ne se montre pas utopiste, mais réaliste. Comment défendre une énergie aussi risquée, aussi coûteuse, aussi peu démocratique, aussi peu adaptée au futur de notre planète ?

Contrairement à ce que le lobby nucléaire nous répète depuis des décennies, nous pouvons abandonner le nucléaire. Les moyens financiers, techniques et humains sont là. Ce qui manque, c'est la volonté politique.

Pour prouver que l'abandon du nucléaire est possible, Greenpeace a publié en octobre 2008 un rapport ambitieux : « Révolution énergétique ».

Il détaille ce qu'il faut faire pour se passer du nucléaire :

  • développer les énergies renouvelables
  • mettre en place une politique d'efficacité énergétique
  • modérer notre consommation d'énergie.

Si l'on s'engage dans cette « Révolution énergétique », il n'y aura plus d'électricité d'origine nucléaire dans le monde entre 2030 et 2040(1).

Nous pouvons nous passer du nucléaire. Nous pouvons préserver les générations présentes et futures, protéger l'environnement. Ce n'est pas un horizon inaccessible.

Pour y arriver, il faut qu'un véritable débat sur l'énergie ait lieu en France. Aucun président français n'en a voulu. Lors du Grenelle de l'Environnement, Nicolas Sarkozy avait même exclu des débats la question du nucléaire. Depuis, il a annoncé un nouveau projet de réacteur EPR, toujours sans concertation.

Greenpeace réclame que se tienne enfin un débat national sur le nucléaire en France.

(1) Le scénario « Négawatt » avance la date de 2030 pour la France. Cf. le site de l'association Négawatt: www.negawatt.org/