Baleines

Page - 15 octobre, 2009

Au cours du XXème siècle, plus de 1,5 millions de baleines ont été tuées. Certaines espèces, comme la baleine bleue, ont été presque complètement décimées. Aujourd'hui encore, la plupart sont menacées d'extinction.

Le premier responsable de ce massacre, c'est la chasse baleinière commerciale. Depuis 1986, elle est interdite par un moratoire international. Mais trois pays continuent de chasser : la Norvège, l'Islande et le Japon.

Le Japon et la chasse

Le Japon a capturé plus de 10 000 baleines ces vingt dernières années, principalement des petits rorquals chassés dans l'océan Austral. Officiellement, c'est à des fins scientifiques. Ce ne serait donc pas une entorse au moratoire international. En réalité, il s'agit d'alimenter la marché japonais en viande de baleine. Le but est commercial, pas scientifique.

Greenpeace l'a dénoncé en 2008 après une enquête de plusieurs mois. Deux militants de Greenpeace Japon, Junichi Sato et Toru Suzuki, ont révélé un trafic de viande de baleine à grande échelle. Au lieu d'enquêter sur ce trafic, les autorités japonaises ont placé les militants en garde à vue. Ils sont désormais inculpés de vol et d'atteinte aux biens d'autrui. Ils risquent dix ans de prison !

Le Japon est prêt à tout pour pouvoir continuer à chasser la baleine. Au sein de la Commission Baleinière Internationale (l'organisme qui gère au niveau mondial les ressources en baleines), il réclame l'abandon du moratoire international. Il achète même les voix de certains pays pour faire basculer la majorité au sein de la Commission.

Les autres dangers

La chasse n'est pas la seule activité humaine qui mette les baleines en péril. La pêche industrielle perturbe leur chaîne alimentaire et les piège dans ses filets. Les pollutions chimiques provoquent cancers et problèmes de reproduction. Le bruit (notamment des sonars) détruit leur système d'orientation et les condamne à mort.

Les changements climatiques dus à nos activités menacent également les baleines. Ils raréfient l'ozone, nécessaire aux cétacés, et perturbent les écosystèmes marins, donc leur alimentation.

Les solutions

Pour préserver les baleines, Greenpeace demande :

  • l'arrêt complet et définitif de la chasse baleinière industrielle. Plus rien ne justifie scientifiquement ou économiquement cette pratique. Il n'y aucune raison de tuer des baleines pour mener des programmes de recherche scientifique et la consommation de baleine, notamment au Japon, est extrêmement faible.
  • le développement d'alternative à la chasse baleinière, comme l'observation des baleines en mer. Elle génèrerait bien plus de retombées économiques que la chasse. En Islande, les revenus annuels liés à l'écotourisme baleinier sont estimés à 117 millions de dollars (contre 4 millions de dollars pour la chasse baleinière).
  • le développement de sanctuaires baleiniers (des zones où les baleines peuvent se nourrir et se reproduire en toute tranquillité), le renforcement de ceux qui existent : dans l'océan Indien, dans l'océan Austral, mais aussi au large des côtes français et italiennes (le sanctuaire « Pelagos » qui n'est pour l'instant qu'une coquille vide)
  • la réforme de la Commission Baleinière Internationale pour en faire une commission chargée de protéger les cétacés.

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