Restaurateurs, consommateurs

Page - 15 octobre, 2009

Supermarchés, restaurateurs et consommateurs : nous avons tous un rôle à jouer dans la préservation des ressources de la mer.  Les Français mangent deux millions de tonnes de poissons de mer par an !  Nous pouvons donc agir sur les filières de pêche et privilégier celles qui sont responsables.

Les restaurateurs

Les habitudes de consommation changent et les Français préparent de moins en moins eux-mêmes le poisson frais. Les produits de la mer  sont de plus en plus consommés à l’extérieur des foyers. Les restaurateurs, que cela soit la restauration collective, les restaurants ou les grands chefs, doivent s’engager à ne servir que des produits de la mer issus de la pêche durable. Les acteurs de la restauration collective peuvent, grâce aux volumes importants qu'ils consomment, peser sur la filière par des politiques d’achat responsables

Dans un pays où la gastronomie joue un rôle central, les restaurateurs et tout particulièrement les grands chefs, peuvent participer à la prise de conscience. En Grande Bretagne, par exemple, l’émission 'Hugh's fish fight' présentée par un chef reconnu, a permis de sensibiliser le public et les consommateurs aux problèmes de surpêche.

Les consommateurs

Le consommateur a une responsabilité: celle d'acheter ou non les produits de la mer qu'on lui propose au marché, chez le poissonnier, au supermarché ou au restaurant. C’est nous qui mangeons le poisson. Nous pouvons donc influer sur les filières du poisson et valoriser la pêche durable. Et au premier chef, en demandant de l’information sur ce qu’il consomme.

Nous pouvons quand même agir au quotidien, en respectant quelques règles :

  • faire ses courses en utilisant notre guide de consommation
  • ne plus consommer de thon rouge, de requin et de poisson de grands fonds (comme le flétan, le grenadier ou l'empereur)
  • éviter les espèces suivantes : bar, cabillaud, carrelet, crevette, églefin, espadon, limande, lotte, merlu, raie, saumon de l'Atlantique, sole, thon, (albacore, germon, obèse), sauf précisions de votre commerçant
  • privilégier les produits issus d'une pêche durable et locale (par exemple: le bar de ligne de la côte française, le thon germon des canneurs et ligneurs du Pays Basque, le cabillaud de la mer d'Iroise des pêcheries normandes et bretonnes)
  • éviter de consommer les poissons pendant leur période de reproduction.
  • varier les espèces consommées, la plupart des ventes de poisson se concentrent sur 3 ou 4 espèces principales, thon tropical – le plus souvent en boite, saumon d’élevage, crevette tropicales, colin d’Alaska, alors que des dizaines d’espèces sont disponibles, faisons preuve d’imagination !
  • ne pas céder aux modes du "manger sain" : le poisson est bon pour la santé, certes, mais cela ne doit entraîner une surconsommation, qui elle est nocive à la santé et aux espèces de poissons ! Si la surpêche continue il n’y aura plus de poisson, qu’on le mange pour ses qualités gastronomiques, pour le plaisir ou pour être en bonne santé.

Le poisson n’est pas un produit comme les autres, il ne peut pas être un produit de consommation de masse, il faut privilégier une consommation festive et occasionnelle. Ainsi, vous participerez efficacement à la lutte contre le pillage de nos mers et océans.


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