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Page - 15 octobre, 2009

Abandonner un modèle de pêche  dépassé

Notre politique de pêche est archaïque. D'abord, parce qu'elle ne considére les ressources que de manière quantitative. Comme si les poissons sortaient des chaînes d'une usine dont on pouvait augmenter les rendements.

Il faut prendre conscience que les poissons font parti d’un écosystème, qu’ils sont interdépendants avec les autres espèces, que leurs habitats doivent être protégés et que l’on ne peut pas pêcher tous les juvéniles et tous les reproducteurs en même temps. Ils ont besoin de temps pour se reproduire et grandir.
Nous devons cesser de gérer de manière purement quantitative, espèce par espèce les niveaux de capture jusqu’à l’effondrement (le thon rouge, la morue, etc.). Il est nécessaire d'avoir une approche globale, et de prendre en compte les écosystèmes. Quand on pêche tel ou tel poisson, c'est toute une chaîne alimentaire que l'on perturbe.


Appliquer le principe de précaution

Il est grand temps d'écouter et de prendre en compte les alertes du monde scientifique et de la société civile. Nous devons préserver nos ressources marines. En l'absence de certitudes ou de preuves irréfutables, nous devons appliquer le principe de précaution. Cela veut dire prendre des mesures qui préviendraient toute disparition d'espèces, mais aussi toute disparition des pêcheries.
Pour cela il faut que les gouvernements, l’Union européenne, arrêtent de subventionner les industriels de la pêche, de les défendre dans les conventions internationales, de négocier des quotas le plus élevés possible pour leurs pêcheurs.

Une question de volonté politique

Les solutions existent, elles sont relativement simples, il n'y a aucunes raisons de reporter les prises de décisions, il faut juste du courage politique.
Le plus désolant est que souvent les objectifs internationaux sont ambitieux :
Avec la convention sur la biodiversité qui a des objectifs de restauration de la biodiversité et des écosystèmes mais aussi de création d’aires marines protégées
Aux Nations Unies avec des objectifs de restauration à des niveaux durables des stocks de poissons.
L'Union européenne avec l’objectif de ramener les niveaux des stocks de poisson à un niveau durable en 2015.
Tout le monde s’accorde sur la nécessité de passer à une approche écosystémique, mais les intérêts nationaux, les enjeux économiques à court terme, le poids des lobbys industriels ou le manque de volonté politique, font que les décisions courageuses sont toujours reportées.
Le problème n'est pas de se donner des objectifs ambitieux et de s’engager à sauver nos océans, mais de le faire !

Lutter contre la pêche illégale

Lorsque les règles existent, elles ne sont tout simplement pas respectées. Un poisson sur quatre est issu de la pêche pirate. Un plan d'action international doit être mis en œuvre pour mettre fin à ce scandale. Les autorités doivent mieux contrôler les arrivages de poissons. Les ports doivent refuser de blanchir le poisson illégal.
Les supermarchés, poissonneries et marchés doivent s'interdire de revendre de la marchandise volée. Enfin, les pays en développement doivent être soutenus pour mieux lutter contre la pêche illégale qui épuise leurs ressources marines.

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