La nécessaire métamorphose

Page - 18 décembre, 2013
Ce que nous faisons

Greenpeace soutient l’agriculture écologique qui repose sur la biodiversité, la protection des sols, des eaux et du climat et ne contamine pas l'environnement avec des produits chimiques ou des OGM. Elle est la seule à garantir une alimentation saine, aujourd'hui et demain.

Il faut agir : dès maintenant et sur le long terme !

Les abeilles sont essentielles : des mesures d’urgence doivent être prises pour stopper leur disparition. L’Union européenne doit agir immédiatement afin d’interdire durablement l’ensemble des pesticides les plus destructeurs pour les abeilles.

Contrairement à l’agriculture industrielle, l’agriculture écologique n’utilise pas de pesticides chimiques. L’élimination des mauvaises herbes se fait naturellement ou mécaniquement, la biodiversité est la norme. L’agriculture écologique utilise la diversification des cultures et la biodiversité comme outils pour combattre les insectes nuisibles.

Il est également nécessaire de mettre en œuvre des mesures de promotion de la biodiversité sur les terres agricoles et de protection et de restauration des écosystèmes pour préserver l’environnement dont les abeilles et autres pollinisateurs ont besoin pour vivre.

Les demandes de Greenpeace

Notre modèle agricole actuel, basé sur une utilisation intensive de produits chimiques, met l’écosystème et les abeilles en péril, compromettant ainsi l’approvisionnement alimentaire européen. Des données scientifiques indiscutables, rassemblées dans ce rapport, montrent que les néonicotinoïdes et d’autres pesticides contribuent considérablement à l’effondrement des colonies d’abeilles. Par conséquent, les dirigeants politiques européens doivent :

1. Interdire la culture des OGM

2. Interdire l’utilisation des pesticides nocifs pour les abeilles, en commençant par les substances les plus dangereuses actuellement autorisées en Europe, c’est-à-dire les sept pesticides prioritaires identifiés par Greenpeace : l’imidaclopride, le thiaméthoxame, la clothianidine, le fipronil, le chlorpyriphos, la cyperméthrine et la deltaméthrine.

3. Soutenir et promouvoir les pratiques agricoles qui favorisent les services de pollinisation au sein des systèmes agricoles, en mettant en place des programmes d’action à l’échelle nationale (par exemple : établissement de surfaces d’intérêt écologique dans les exploitations, adoption de systèmes de rotation des cultures et de méthodes agricoles biologiques).

4. Améliorer la conservation des habitats naturels et semi naturels au sein et autour des paysages agricoles, et renforcer la biodiversité sur les exploitations.

5. Augmenter les crédits en faveur de la recherche, du développement et de l’application de pratiques agricoles écologiques pour que nous abandonnions les méthodes chimiques de contrôle des parasites au profit de pratiques basées sur la biodiversité, qui renforcent la santé des écosystèmes. Les responsables politiques européens doivent veiller à ce que davantage de subventions soient accordées à la recherche sur des alternatives agricoles écologiques dans le cadre de la PAC (sous la forme des « paiements directs ») et du programme de recherche européen Horizon 2020.

OGM, nous n’en voulons toujours pas !

Bien entendu, Greenpeace reste fermement opposée à la culture des OGM en plein champ. À ce titre, Greenpeace affirme rigoureusement le principe de précaution en demandant un moratoire sur tous les OGM en France et en Europe.