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Page - 20 août, 2010

Une agriculture durable

La seule solution pour lutter contre la faim dans le monde tout en préservant la biodiversité, c'est l'agriculture durable. Contrairement aux OGM, elle permet à la fois de nourrir la planète et de la protéger.

Elle repose sur une diversité des cultures et des pratiques agricoles, la protection des écosystèmes, une moindre consommation d'énergie, d'eau et de pesticides. Elle promeut l'indépendance des petits paysans et un commerce équitable. Elle exige une recherche au service du plus grand nombre.

Une meilleure évaluation

S'opposer à la dissémination des OGM, ce n'est pas être contre la science. Au contraire, ce qu'il faut c'est plus de recherche. Plus de recherche sur les OGM pour mieux en connaître les risques. Plus de recherche indépendante des grands groupes agro-industriels.

En Europe, le système d'évaluation et d'autorisation des OGM comporte énormément de lacunes et doit être entièrement revu. Il doit inclure l'étude des effets directs, indirects, cumulés et à long terme des OGM sur l'environnement et la santé.

Le respect du vivant

En fait, le principe qui doit guider notre réflexion en matière d'OGM, c'est le respect du vivant. Cela veut dire : laisser à l'agriculteur et le consommateur le choix du non-OGM, respecter l'environnement, mais aussi interdire le brevetage du vivant.

Il est inadmissible que des multinationales puissent s'arroger le monopole des semences, des plantes et de leur génome en déposant des brevets qui leur en donnerait la propriété. Le vivant n'appartient à personne. Il est notre patrimoine commun. Nous devons impérativement lutter contre les tentatives de Monsanto et consorts d'enfreindre ce principe.

Un étiquetage repensé

Il existe une demande très claire des consommateurs pour des produits sans OGM. Les sondages le prouvent : une majorité des Français et des Européens se montrent sceptiques, parfois même hostiles, à leur égard. Mais aujourd'hui, il il n'existe que deux moyens de manger des produits animaux et issus d'animaux (lait, viande, œufs) nourris sans utilisation d'OGM : acheter des produits « bio » et utiliser notre « Guide des produits avec ou sans OGM ».

Mais ce n'est pas suffisant : Greenpeace réclame un étiquetage permettant au consommateur de savoir si les animaux ont été nourris ou pas avec des OGM.