Alors que s'achèvent au Sénat les premières discussions sur le projet de loi visant à réglementer en France les mises en culture d'organismes génétiquement modifiés (OGM), Agir pour l'Environnement, Les Amis de la Terre, ATTAC, Les Amis de la Confédération Paysanne, La Confédération Paysanne, la Fédération nationale de l'agriculture biologique (FNAB), France Nature Environnement (FNE), Greenpeace France et Nature et Progrès appellent à la mobilisation en France pour la Journée internationale d'opposition aux OGM (JIGMOD) qui aura lieu le samedi 8 avril.
Logo de la Journée internationale d'opposition aux OGM
"Ce rendez-vous collectif enverra un signal fort en direction de ceux qui veulent imposer les OGM contre la volonté générale, déclare
Dominique Béroule, membre de l'équipe de coordination
française.
Pour nous, la coexistence entre cultures OGM et les autres systèmes
agricoles est impossible. Nous sommes soucieux de notre qualité de vie,
et nous voulons éviter que nos champs et nos assiettes soient
contaminés par les plantes transgéniques."
Stands d'information, conférences, projections de documentaires,
concerts, marchés paysans, expositions, défilés... Partout en
France, où 78% des citoyens réclament une interdiction temporaire
des OGM afin d'évaluer précisément les impacts sanitaires et
environnementaux (sondage BVA/Agir pour l'environnement, janvier
2006), les associations organisent divers événements. Ainsi, par
exemple, une vente aux enchères factice de nos gènes se déroulera à
Lyon (Rhône). Les habitants de Sélestat (Bas-Rhin) pourront
s'initier au jardinage naturel en plantant des semences paysannes.
La mairie du IIème arrondissement de Paris célèbrera la cérémonie
du mariage raté entre Dame Nature et Monsieur Biotech. Au Buisson
de Cadouin (Dordogne), des maires signataires d'arrêté anti-OGM
débattront tandis qu'à Besançon seront présentées sur grand écran
les Grandes découvertes agronomiques, qui constituent des
alternatives naturelles et millénaires aux OGM...
Cette année, la Journée d'opposition aux OGM acquiert une
dimension véritablement internationale. D'abord avec l'organisation
d'une vidéoconférence internationale retransmise sucr Internet.
Objectif : découvrir les initiatives locales de résistance aux OGM
présentées depuis la vingtaine de pays participants et échanger des
savoir faire militants. Interviendront notamment des figures
historiques du mouvement anti-OGM : Vandana Shiva (Inde), Arpad
Pusztaï (Autriche), Ignacio Chapela (Etats-Unis), Ryoko Shimizu
(Japon) ou encore Jacques Testart, José Bové, Arnaud Apoteker
(France).
Ensuite, parce que plus d'une centaine d'associations appellent
à la mobilisation dans une quarantaine de pays (Etats-Unis,
Nicaragua, Mexique, Hawaï, Bolivie, Argentine, Portugal, Togo,
Belgique, Grèce, Allemagne, Malte, RDC, Turquie, Inde, Bangladesh,
Philippines, Japon, Australie...). Manifestation à Chicago, où les
industries biotechnologiques tiendront leur convention annuelle ;
exposition en Turquie d'une mosaïque "non aux OGM", composée de
pièces venant du monde entier ; feux d'alerte qui illumineront les
collines les plus élevées du Royaume-Uni ; conférence sur le riz
transgénique au Japon... Le 8 avril marquera aussi le lancement
d'une lettre ouverte aux Parlementaires de chaque pays, qui recense
les risques sanitaires des OGM.
Plus d'informations et programme complet disponibles en anglais,
français et espagnol sur http://altercampagne.free.fr