Autorisation de 17 nouveaux essais d’OGM : le gouvernement français donne raison aux multinationales, non à ses citoyens !

Actualité - 22 mai, 2006
22/02/2006 - Le ministre de l’Agriculture Dominique Bussereau a autorisé vendredi 19 mai 17 nouveaux programmes de recherche portant sur des maïs et du tabac génétiquement modifiés (OGM). Les essais qui viennent d’être autorisés concernent des expérimentations par les entreprises Biogemma, Librophyt, Meristem, Monsanto, Pioneer et Syngenta. En 2005, onze essais OGM avaient été autorisés pour une surface maximale de 53 hectares, soit sept fois plus de surface qu’en 2004.

Suivant les avis favorables rendus par la Commission du génie biomoléculaire (CGB) pour chacune des demandes d'essais OGM, ces récentes autorisations vont à l'encontre des souhaits émis par les Français. « Même le simulacre de consultation publique, proposée aux citoyens sur Internet, donne un résultat identique, s'insurge Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM de Greenpeace France. Voici bien la preuve que le gouvernement s’attache plus à défendre les intérêts commerciaux des multinationales qu’à défendre ses citoyens et l’environnement des OGM. » 

Le ministère a donné son aval sans attendre le vote de la loi OGM, attendu dans le courant du mois de juin et au mépris de la décision prise par le Conseil d'Etat et le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, qui ont jugé illégales et annulé des autorisations absolument identiques, délivrées en 2004 et 2005. « Voilà pourquoi nous considérons d’ores et déjà comme illégales ces futures cultures expérimentales, conclut Arnaud Apoteker. Et nous comptons sur notre solide réseau de détectives OGM pour repérer où les semences transgéniques risquent d’être plantées ! »