L'Europe échoue à imposer en urgence un nouvel OGM

Actualité - 25 juin, 2007
Aujourd'hui, le comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale de l'Union européenne s'est réuni pour examiner en urgence l'autorisation d'un nouveau maïs OGM, le Herculex RW 59-122, résistant à la chrysomèle, un insecte ravageur qui attaque par les racines.

OGM, j'en veux pas !

Le comité l'examine en urgence (procédure dite de "fast track") parce qu'il s'agit du maïs OGM illégal dans l'Union européenne que Greenpeace a découvert aux Pays-Bas en avril dernier dans un navire déchargeant sa cargaison de maïs en provenance des Etats-Unis.

« Au lieu de renforcer les mesures de contrôle sur un OGM illégal dans l'Union européenne, la Commission européenne se proposait de le légaliser via une procédure d'urgence ! Et ce, en forçant la main des Etats-membres en tentant de légaliser un scandaleux fait accompli  », a déclaré Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM de Greenpeace France.

Fort heureusement, les représentants des Etats membres n'ont pas cédé et ont refusé la majorité qualifiée qui aurait permis à ce maïs d'être rapidement commercialisé. C'est donc désormais aux ministres de l'Union européenne de se prononcer sur l'autorisation de commercialisation du Herculex RW 59-122 dans l'Union européenne.

De son côté, Greenpeace France est encouragée par le fait que la France se soit abstenue à ce vote au comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale de l'Union européenne. Elle a ainsi refusé de donner un blanc-seing à la Commission et aux intérêts commerciaux américains.

« Alors que ces dernières semaines le gouvernement a notamment permis aux OGM de s'infiltrer dans l'agriculture biologique, nous espérons que cette abstention de la France à ce vote est le signe d'une attitude plus précautionneuse sur les OGM  », poursuit Arnaud Apoteker. Il faut désormais aller plus loin : prendre un moratoire sur le maïs OGM MON 810 et remettre en cause l'autorisation du maïs transgénique MON863 et ce, dès ce jeudi 28 juin, date à laquelle cette question sera débattue par les ministres de l'environnement de l'Union européenne réunis à Luxembourg.