Actualité - 14 mai, 2007
Le 11/05/07 - Le VWA, l'autorité de sécurité alimentaire néerlandaise, vient enfin de prendre une sage décision. Les cargaisons de maïs transgénique en provenance des Etats-Unis et non autorisées dans l'Union européenne qui avaient été découvertes par Greenpeace en avril dernier dans un navire à Rotterdam seront renvoyées aux Etats-Unis ou brûlées sur place.
Après cette découverte, le VWA a annoncé un renforcement de ses
contrôles de 10 à 25 % sur les importations de maïs en provenance
des Etats-Unis.
Greenpeace salue cette décision du gouvernement néerlandais mais
regrette qu'elle n'ait pas été prise plus tôt au moment même où
Greenpeace dénonçait la présence d'un maïs transgénique illégal sur
le territoire de l'Union Européenne. Les Pays-Bas et l'Union
Européenne ont été incapables de détecter et d'empêcher l'entrée
sur leur territoire d'un produit OGM interdit. Pire, une partie de
cette cargaison a déjà été disséminée sur le territoire des
Pays-Bas car seuls les stocks non transformés font désormais
l'objet d'un rappel par les autorités néerlandaises. Une variété
interdite de maïs transgénique est donc déjà présente dans la
chaîne alimentaire des Pays-Bas.
Le 10 avril dernier, des membres de Greenpeace avaient prélevé
des échantillons de maïs dans la cargaison du navire Pakrac amarré
dans le port de Rotterdam. Des analyses scientifiques ont confirmé
les soupçons de Greenpeace concernant la présence de maïs
transgénique produit par Pionneer/Dow, connu sous le nom de
Herculex RW. Le maïs OGM Monsanto MON863, dont l'autorisation est
remise en cause par une étude scientifique réalisé par le CRIGEN,
un organisme indépendant, a également été détecté dans la cargaison
du Pakrac.
« Cette affaire montre que tout maïs importé des Etats-Unis
est donc susceptible de contenir des OGM non autorisés, a réagi
Arnaud Apoteker, responsable campagne OGM de Greenpeace France.
Il est donc vraiment temps pour les Etats-Unis de respecter
leurs obligations internationales qui leur interdisent d'exporter
des variétés transgéniques vers l'Union européenne si celles-ci
n'ont pas été autorisées à être commercialisées sur le territoire
européen. L'Union européenne et le gouvernement français de leur
côté doivent renforcer leurs contrôles et exiger de façon la plus
stricte que toutes les importations américaines soient conformes à
la réglementation européenne. »