Actualité - 18 avril, 2005
18/04/2005 - Cher(e) Détective OGM,
Aujourd’hui n’est pas un jour comme les autres. En ce 18 avril 2005, nous fêtons le premier anniversaire du réseau des détectives OGM, créé le jour même où la nouvelle réglementation sur l’étiquetage des OGM s’instaurait en Europe.
Depuis cette date, les produits contenant plus de 0,9% d'OGM
doivent être étiquetés avec une mention spéciale dans la liste des
ingrédients. Cette obligation, plus stricte qu'auparavant car elle
concerne également les produits pour lesquels l'OGM n'est pas
détectable par les analyses, comme les huiles, permet au
consommateur de dire non aux OGM et à vous, détectives, de traquer
les OGM.
Nous fêtons également aujourd'hui un grand succès du réseau des
détectives OGM. Votre travail de veille a vraiment porté ses fruits
! Un an après l'étiquetage, la déferlante des produits étiquetés
OGM que nous pouvions craindre n'a pas eu lieu : il n'existe qu'une
petite trentaine de produits étiquetés OGM sur plus de 80 000
produits en France. De plus, il s'agit de produits très spécifiques
de faible consommation : des produits importés des Etats Unis ou du
Canada, et de l'huile de soja. Et pour beaucoup de ces produits,
après leur apparition sur le site des détectives suivant vos
enquêtes, les importateurs et distributeurs cèdent à la pression et
cessent de les commercialiser. Notre dernière victoire en date : la
direction générale d'Auchan vient de nous annoncer que les Auchan
et Attac ne référencent plus l'huile de soja OGM Maurel. Metro
avait déjà décidé d'arrêter la commercialisation de cette
huile.
Ce succès ne veut malheureusement pas dire qu'il n'y a peu d'OGM
en France. Les OGM s'introduisent massivement dans la chaîne
alimentaire par le biais de l'alimentation animale. Or, les
produits issus d'animaux nourris aux OGM ne sont pas étiquetés,
échappant ainsi à notre vigilance et à la loupe des détectives.
Cette lacune dans la loi est inacceptable ! Il est d'ailleurs
symptomatique que le récent rapport de la mission d'information
parlementaire préconise d'« éviter tout étiquetage spécifique des
viandes d'animaux et produits dérivés d'animaux ayant consommé des
OGM ».
C'est pourquoi, il ne faut pas baisser la garde ! Il est
important de continuer à traquer les OGM dans les étiquettes pour
montrer que la mobilisation ne faiblissant pas, les OGM n'ont pas
leur place dans les supermarchés. Nous vous encourageons
parallèlement à réclamer l'étiquetage des OGM dans les produits
animaux et issus d'animaux, par exemple en signant et en faisant
signer autour de vous notre
pétition européenne.
Lire aussi: OGM:
Un marché pas très emballé
Encore une fois, bravo pour votre travail !
Salutations militantes.
L'équipe des Détectives OGM
www.detectivesOGM.org
PS: pour ne plus recevoir les messages destinés aux
DétectivesOGM de Greenpeace, merci de répondre à ce message en
indiquant "Désinscription" dans l'objet de votre réponse.