Page - 20 juin, 2008
L'éclairage domestique représente 14 % de la consommation
d'électricité française et 19 % de l'électricité mondiale.
Aujourd'hui, encore 80 % de l'éclairage domestique est fourni par
les ampoules à incandescence. Or ces ampoules sont très inefficaces
puisqu'elles utilisent 95 % de leur énergie à produire de la
chaleur et seulement 5 % à produire de la lumière. Les lampes basse
consommation consomment 5 fois moins d'énergie et peuvent durer
jusqu'à 15 fois plus longtemps, ce qui représente une économie de
8 € par ampoule chaque année, en moyenne 100 € par an et par
ménage.
À l'échelle de l'Union européenne, interdire les ampoules à
incandescence permettrait d'éviter l'émission de 32 millions de
tonnes de CO2 par an, de fermer 25 centrales électriques de taille
moyenne et d'économiser 3 à 5 milliards d'euros en dépense
énergétique et en factures d'électricité.
Pour la France, interdire les ampoules à incandescence d'ici à
2010 au profit des lampes basse consommation - mesure simple et
rapide à mettre en place qui figure parmi les conclusions du
Grenelle de l'environnement - permettrait d'économiser environ
11 TWh par an, soit l'équivalent de la production du futur réacteur
EPR de Flamanville (Manche).
Rompant avec cet engagement du Grenelle, le gouvernement ne
propose qu'un système de bonus/malus censé inciter les
consommateurs à acheter les appareils les plus efficaces. Pour
avoir un impact, ce type de dispositif suppose un bonus et un malus
élevés. Malheureusement, ce que prévoit le gouvernement est très
faible. Même taxées, les ampoules à incandescence resteront
beaucoup moins chères à l'achat que les lampes à économie
d'énergie. Dans ces conditions, rien n'incite vraiment les
consommateurs à passer à la basse consommation.