Actualité - 9 octobre, 2006
Pour la première fois en France, une Inspection Citoyenne de masse a été organisée les 22, 23 et 24 septembre au Centre d'Essais des Landes, où sont testés les futurs missiles de la mort M51, porteurs de mini-bombes nucléaires destinées au champ de bataille... Des représentants du groupe local d’Avignon étaient présent.
En violation complète du Traité de Non Prolifération, la
France, après les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, a fait de l'arme nucléaire
une arme du champ de bataille, utilisable pour des frappes «d'avertissements»,
«préventives» et «ciblées». Ce faisant, elle sort clairement de la logique
traditionnelle de la dissuasion, qui faisait de l'arme nucléaire une arme de
non-emploi.
Le missile M51, construit par l'entreprise EADS, est sur le
point d'être testé depuis le Centre d'Essais et de Lancement de Missiles (CELM)
des Landes, à Biscarosse. Ce missile portera les mini-bombes nucléaires
d'attaque dont la France s'est dotée depuis quelques années. Ces bombes ont une
puissance meurtrière d’un dixième de celle d’Hiroshima ( 20 000 morts au
lieu de 200 000.)
Vers 15H, environ 2000 manifestants dont une délégation du
groupe local d’Avignon, réunis aux abords de la plage nord de Biscarosse dans
les Landes, ont pris le chemin du centre d’essais des landes.
250 personnes déguisées en missile nucléaire ouvraient la marche. Arrivées
devant l’entrée du centre d’essais des Landes, un die-in, (personnes couchées
sur le sol) a alors eu lieu.
Pendant ce temps, des représentants de la plate forme associative se
sont présentés à l’entrée du centre afin de demander l’autorisation de procéder
à une inspection citoyenne. Inspection qui a été refusée sans explication par
le sous-préfet de la préfecture des Landes.