Actualité - 14 décembre, 2005
Décembre 2005 . Des militants du groupe local d'Avignon se sont rassemblés devant la Préfecture de Vaucluse pour exiger la protection des consommateurs dans le cadre des négociations européennes sur le projet "Reach"
Un projet de réglementation chimique est en cours de discussion par les institutions européennes. La réglementation doit couvrir l'en R egistrement, l' E valuation et l' A utorisation des substances CH imiques, d'où le nom de REACH . REACH a pour but de combler le déficit de connaissances sur les substances chimiques et de confier aux fabricants la charge de démontrer qu'une substance chimique peut être utilisée de manière sûre. REACH se doit également d'encadrer la maîtrise des risques ou même d'interdire les substances les plus dangereuses.
Les fabricants et importateurs de substances chimiques produites ou importées à plus d'une tonne par an et commercialisées depuis plus de 20 ans (environ 30 000 molécules) devront enregistrer ces substances auprès d'une agence centrale et fournir des données sur les caractéristiques et les usages de celles-ci. Cette information sera évaluée, et les substances les plus dangereuses dîtes "extrêmement préoccupantes" seront sujettes à une procédure d'autorisation (voir Questions 8, 9, 10). Environ 1500 substances chimiques sont susceptibles de passer par cette procédure d'autorisation.
Les substances chimiques les plus dangereuses sont désignées par le terme de substances "extrêmement préoccupantes". Cela comprend des molécules chimiques qui :
• ne se décomposent pas rapidement dans l'environnement (substances très persistantes) et peuvent s'accumuler dans notre corps (substances très bioaccumulables) ; montrent une combinaison de propriétés de persistance, de bioaccumulation et de toxicité ;
• sont capables de perturber notre système hormonal (perturbateurs endocriniens) ;
• peuvent provoquer le cancer (cancérigènes) ;
• peuvent altérer les gènes (mutagènes) ; ou
• sont toxiques au système reproductif ;
• ou soulèvent une préoccupation "équivalente".
Les preuves sur les dommages à la santé publique causés par certaines substances chimiques s'accumulent. Par exemple, des substances chimiques sont suspectées de contribuer à la multiplication des cancers du sein ou des cancers testiculaires, des leucémies, de certaines allergies, des problèmes de reproduction et des malformations congénitales, des pubertés précoces chez les filles, et du déclin du compte de sperme. Les substances chimiques peuvent également provoquer de nombreuses maladies professionnelles.