Actualité - 10 octobre, 2009
Des membres de notre groupe local se sont rendus à Colmar, à l'appel du Réseau Sortir du Nucléaire, pour demander la fermeture de la plus vieille centrale nucléaire de France, à l'occasion de sa 3ème visite décennale.
Le départ matinal de Paris (6h30) nous
a permis d'arriver a Colmar vers 14h00 juste avant le début officiel
du rassemblement place de la gare de Colmar. En effet malgré les
discussions entre le Réseau Sortir du Nucléaire, organisateur de la
manifestation, et la préfecture, les autorités de l'État n'ont pas
accepté que nous nous rassemblions place Rapp, en plein centre de la
ville , et que nous manifestions. Ce sera donc un rassemblement
statique, très surveillé. Un hélicoptère, et 6 compagnies de CRS,
soit de l'aveu même des autorités 1 agent des forces de l'ordre
pour 3 manifestants. Les autorités avaient prévu la venue de 20 à
30 mille manifestants, chiffre évidemment improbable afin de
déployer un dispositif de sécurité à la mesure du nombre de
manifestants et des débordements qu'ils prévoyaient. Les Black
Blocks de Strasbourg lors des émeutes du sommet de l'OTAN semblent
avoir marquer les esprits. Bien sûr avec un tel contexte
sécuritaire, inutile de préciser qu'un grand nombre de personnes
n'ont pas osé venir par peur, quand ils n'ont pas été arrêtés
aux frontières proches de l'Allemagne et de la Suisse. Nous étions
donc « seulement » 3500 personnes dont beaucoup
d'allemands.
Résultat 2 heures au même endroit à
jouer notre mise en scène, à écouter les prises de parole et à
s'allonger par terre lors de die-in afin de symboliser les
conséquences morbides de l'exploitation de l'énergie nucléaire. Et
malgré le dispositif policier, 2 militants du Réseau ont réussi à
déployer la banderole « le Nucléaire tue l'Avenir » sur
la façade de l'immeuble qui donne sur la place.
Une fois le rassemblement
officiellement fini, il nous a fallu retrouver notre bus, qui avait
été garé de l'autre coté de la ville, c'est à dire de l'autre
coté du centre ville espace interdit a toute manifestation et
solidement protégé par des grilles anti-émeutes. Les ordres donnés
furent appliqués à la lettre. Toute personne ayant un signe
distinctif anti-nucléaire (un teeshirt jaune, un badge, un fannion,
un drapeau) n'avait pas le droit de pénétrer cette zone. Malgré
nos explications et l'assurance que nous n'allions pas déployer une
banderole ou clamer des slogans, nous n'avons pas eu le droit de
passer. Il nous a donc fallut faire un détour pour rejoindre notre
bus. (Pour voir la couverture médiatique c'est ici)
Le lendemain le Réseau proposait une
visite du quartier Vauban de Freiburg, ville allemande à quelques
kilomètres de la frontière. Nous avons donc pu visiter ce quartier
qui nous montre le chemin à suivre pour l'avenir tant du point de
vue écologique que social. Mise à part les techniques mises en
œuvre dans ce quartier de 5000 habitants qui sont à la pointe de
l'habitat écologique, ce qu'il faut retenir, c'est l'implication des
citoyens sans lesquels ce quartier modèle n'auraient jamais vu le
jour. (Pour visiter ce quartier voir ici).
Puis vers 16h00 nous avons repris le
car pour notre retour vers Paris ou nous sommes arrivés bien
fatigués un peu après 00h00. Un super week-end militant.