Actualité - 12 novembre, 2009
Le groupe local s'est joint à celui de Paris pour dénoncer l'exploitation des sables bitumeux par Total notamment dans l'Etat de l'Alberta au Canada.
C'est donc une station-service du groupe pétrolier français située dans le 13ème arrondissement de Paris que les militants de Greenpeace ont investi afin d'y dénoncer
l'exploitation des sables bitumineux véritable crime environnemental et climatique. En effet cette exploitation demande d'énormes quantités d'eau et d'énergie (*) et rejette 5
fois plus de gaz à effet de serre (GES) que l'exploitation classique.
Derrière les vertes campagnes de communication du groupe Total se cache
l'exploitation la plus polluante, la plus sale et la plus chère qui
puisse exister.
Très rapidement les employés ont decidé de fermer la station-service, ce qui nous a poussé à nous poster sur le trottoir face au boulevard afin d'informer les nombreux automobilistes de la raison de notre action. Après deux heures de présence nous avons quitté les lieux non sans avoir distribué 800 tracts.
A 50 jours du
sommet de Copenhague,
Greenpeace demande évidemment à Total de stopper ses investissements et
projets dans les sables bitumineux au Canada ou à Madagascar. Mais
Greenpeace pose surtout la question du rôle des groupes privés dans les
changements climatiques et de leur impunité totale. La responsabilité
de groupes comme Total doit être pointée par les chefs d'États qui vont
se réunir à Copenhague en décembre : que signifierait un accord conclu
à Copenhague où des efforts seraient demandés à tous sauf à des grands
groupes privés qui agissent en toute impunité ?
Enfin, si Total continue d'investir dans ce pétrole le plus sale de
la planète, Greenpeace demande à ce que le gouvernement français,
Messieurs Borloo et Sarkozy en tête, se prononcent sur la possibilité
de bannir le pétrole issu des sables bitumineux du territoire français
au vu de sa très lourde empreinte carbone. Comment ? En considérant non
pas uniquement les gaz à effet de serre émis sur le territoire national
mais avant tout le coût environnemental et climatique global d'un tel
pétrole. C'est la responsabilité climatique et environnementale globale
des entreprises privées et de leurs pratiques qui est en cause.
(*) Pour faire un baril de pétrole à partir de sable bitumineux il faut
2 tonnes de sables bitumineux, plus de 5 barils d'eau et l'équivalent
en gaz naturel de la consommation d'un foyer pendant une journée et
demie.