Actualité - 11 novembre, 2009
Etiquetage de poissons de grands fonds et distribution de flyers d'information à la clientèle d'enseignes de grande distribution.
Samedi 31 octobre, des militants du groupe local se sont rendus sans s'annoncer dans trois enseignes -Intermarché, Hyper U et Leclerc- des environs de Montpellier pour dénoncer d'une part la vente de poissons de grand fond en voie de disparition car victimes de la surpêche, et d'autre part la technique utilisée pour les capturer: le chalutage de fond.
Cette action fait suite au Tour SOS grands fonds marins qui s'est achevé le 13 octobre, tour pendant lequel Greenpeace est allé à la rencontre des enseignes, tant au niveaux locaux qu'aux niveaux des Directions nationales, pour leur demander de s'engager à retirer très rapidement de leurs étals les poissons de grands fond.
La majorité des grands groupes n'a pas donné suite aux demandes de Greenpeace, ce qui a motivé ce 31 octobre une activité étiquetage de poissons de grands fonds et distribution de flyers d'information à la clientèle, afin de dénoncer ce commerce destructeur.
Greenpeace réclame depuis longtemps l'arrêt de la commercialisation de L'empereur, du sabre noir, de la lingue bleue, de la sébaste, du grenadier de roche, du flétan du Groënland, du hoki et du requin siki. Ces poissons des grands fonds ont une croissance très lente et un faible taux de reproduction, d'où leur fragilité. Greenpeace réclame également l'interdiction immédiate du chalutage de fond, technique de pêche destructrice qui racle le fond des océans et détruit sur son passage ce que la nature a mis des millions d'années à construire. 80% des poissons pêchés dans les gigantesques filets sont des "prises accessoires" rejetées blessées dans une mer dont le fond a été dévasté par le passage du chalut.
Greenpeace réclame un moratoire sur ce type de pêche, et l'application immédiate de la résolution 61-105 des Nations Unies qui a mis en place des règles pour protéger les écosystèmes fragiles de grands fonds.