Actualité - 23 juin, 2007
Dans l’après-midi du samedi 16 juin sur la Place de la République, le groupe local parisien de Greenpeace était à nouveau de sortie et, passé le temps d’une courte averse, c’est bien sous le soleil (et par grand vent!) qu’une bonne demi-douzaine de ses militants ont pu appeler les passants à rejoindre la Révolution énergétique lancée par l’association. Soleil et vent, comme des symboles pour évoquer le nécessaire passage à l’ère de ces sources d’énergie inépuisables : les militants avaient d’ailleurs fixé une «mini-éolienne» qui fonctionnait à plein régime en guise de démonstration!
Il s’agissait bien sûr d’aborder les thèmes développés depuis plusieurs mois dans les campagnes d’information orientées vers le grand public mais aussi vers la classe politique (dans le cadre des élections présidentielle et législative): sobriété et efficacité énergétique, développement des renouvelables, sortie progressive du nucléaire…
Autant de thèmes que vous pouvez retrouver sur le site dédié
www.revolution-energetique.com. Des discussions ont donc pu être entamées avec un grand nombre de personnes, dont beaucoup sont bien sûr sensibilisées au problème du réchauffement climatique sans pour autant connaître, ne serait-ce que de manière superficielle, toutes les problématiques liées à ce sujet. Il faut par exemple montrer que chacun peut agir à son niveau et qu’il n’est pas trop tard pour le faire; il faut aussi dire et répéter que le nucléaire n’est pas une solution sérieuse pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, puisque ce sont bien les secteurs des transports et du bâtiment qui en sont les principaux émetteurs, et que l’industrie nucléaire pose des problèmes tout aussi mortifères: que faire des déchets? comment éviter la prolifération? quid des risques d’accidents, voire d’attentats? Autant de questions sans réponses qui montrent qu’il est nécessaire de sortir du nucléaire et qu’il ne faut pas construire l’EPR. Au nouveau gouvernement (et notamment au tout nouveau «super-ministre de l’écologie» Jean-Louis Borloo) de donner un signe fort en abrogeant, en amont du «Grenelle de l’Environnement», le décret d’autorisation de construction de cette nouvelle centrale à Flamanville, paraphé de manière anti-démocratique par le précédent exécutif, dix jours avant le premier tour des élections présidentielles!
Il faut croire que le message est bien passé auprès du public puisque de nombreux documents informant sur l’impasse du nucléaire ont été distribués et que plus de 80 signatures ont été recueillies pour l’Appel international contre l’EPR ou pour une pétition (lancée par la CRIIRAD) demandant l’abrogation des lois nucléaires de l’été 2006 (qui autorisent notamment l’enfouissement irréversible des déchets radioactifs). Un franc succès, donc!